WeatherTech SportsCar Championship

Interview / 24 Heures de Daytona

Michael Shank revient sur Daytona et les débuts de la NSX GT3

Actif depuis plusieurs saisons en catégorie reine, Michael Shank et son équipe ont troqué leur Ligier JSP2 pour deux Acura NSX GT3. Des japonaises qui ont brillé aux Rolex 24 Heures de Daytona. Retour sur une course riche en enseignements pour le Michael Shank Racing

Êtes-vous heureux du déroulement de l’inter-saison? Comment en êtes-vous arrivé à travailler avec Acura?
Oui très heureux… Nous avons fait beaucoup d’essais et réalisés de très bons progrès. C’est une toute nouvelle voiture, du coup chaque système a besoin d’être développé. Ma relation avec Honda a débuté en 2015 en P2 et s’est construite depuis…

Quel est votre sentiment après une bonne première course à Daytona?
J’ai l’impression que nous sommes allés au delà des objectifs dans de nombreux domaines avec les deux voitures. Nous avons mené 191 tours et aurions terminé quatrième et cinquième si nous n’avions pas rencontré de problème avec la #93 en fin de course.

© Michael Shank Racing

Les Rolex 24 marquaient les grands débuts de l’Acura NSX GT3 en Endurance. Vous attendiez-vous à une telle course?
Nos attentes pour cette épreuve étaient très modestes. Nous avons dépassé nos objectifs eu égard à ce que nous avons accompli.

Nous avons pu constater que vos voitures étaient très compétitives durant la nuit sur piste mouillée. Que manque-t-il à la NSX pour en faire une voiture gagnante?
Sur le sec, la BoP n’est pas correcte et c’est assez facile à voir. Nous avons certainement du travail à faire sur l’équilibre de la voiture, mais le gros gain viendra des valeurs de boost… (donc de la BoP, ndlr)

Ces dernières années, vous courriez pour la victoire au général avec des DP puis des LMP2. Quelles ont été vos motivations pour redescendre dans la « petite » catégorie GT?
La réponse est très simple. Tout patron d’équipe aspire à développer une relation forte avec un constructeur. Rouler en GTD nous le permet avec Acura-Honda. Peu importe le niveau auquel on court tant que c’est pour une marque.

Votre équipe est reconnue pour son esprit familial et l’importance que vous accordez aux aspects humains. Courir dans une catégorie Pro-Am convient-il mieux à votre approche?
Je veux gagner des courses un point c’est tout. Je n’accorde pas d’importance à la catégorie dans laquelle nous sommes, Pro-Pro ou Pro-Am… Nous sommes là pour gagner!

© Bob Ondrovic

Nous avons vu qu’il y a eu 9 leaders différents pour 7 marques différentes en GTD à Daytona. Est-ce plus dur de gagner qu’en Prototype? Quelles sont les clés du succès?
C’est très difficile de gagner en GT. La quantité énorme de voitures en est une raison mais les règles contribuent à garder les concurrents encore plsu proches. Ce sont les détails qui feront que vous gagnerez des courses ou pas et il en va de même pour le championnat.

Quelles sont les forces de votre voiture et de vos équipages?
En un mot : l’expérience!

La prochaine étape est une épreuve très exigeante pour les mécaniques et les hommes aux Mobil 1 12 heures de Sebring. Quels sont les domaines sur lesquels vous allez travailler pour améliorer la voiture et l’équipe?
Nous allons travailler très dur sur l’équilibre de nos voitures. et plus particulièrement sur la suspension pour Sebring (piste très bosselée s’il en est, ndlr). Enfin, nous travaillerons également sur la fiabilité… C’est toujours un problème à Sebring…

Quels sont vos objectifs pour cette saison?
Gagner des courses et le championnat. Mais également montrer au monde que la NSX est une super GT3.

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