La FIA a rencontré plusieurs constructeurs automobiles afin d’établir les nouvelles règles concernant les moteurs de F1, mises en application d’ici 2021. La Fédération Internationale Automobile veut reculer en terme de technologie et repartir sur des moteurs plus simples, plus bruyants et moins chers, voire moins fiables.

La FIA a réuni les plus grands constructeurs mondiaux, ainsi que quelques représentants de grandes marques, ce vendredi à Paris pour discuter des règlements moteur de la F1 de l’après 2020. L’idée principale de la réunion était de revenir à des voitures de Grand Prix plus simples, moins chères mais également moins fiables d’ici 2021.

Parmi les changements à venir, la FIA aspire à des moteurs puissants gardant un son bruyant mais mélodieux. Cependant, ce n’est pas du même avis pour tout le monde puisque deux camps s’affrontent : ceux qui veulent poursuivre la voie du turbo hybride et ceux qui veulent revenir à ces moteurs plus simples.

Jean Todt, président de la FIA, est assez sceptique par rapport aux nouvelles méthodes de construction. Il souhaite faire marche arrière dans la technologie, à un moment où le sensationnel avait plus d’importance lors des Grands Prix : « Aujourd’hui les voitures sont trop sophistiquées et ce n’est pas nécessaire. Elles sont trop fiables, j’ai été choqué lors des premières journées de test à Barcelone. A mon époque, faire cinq tours était déjà fantastique. Aujourd’hui ça n’étonne même plus d’en faire 70 ou 80. »

« Je ne pense pas à avoir des voitures autonomes ou […] connectées en Formule 1, mais c’est ce à quoi le monde fait face et ce à quoi les constructeurs font face, avec l’électronique dans les voitures et les groupes propulseurs, ce qui est complètement différent. Donc il faut voir comment nous pouvons traduire cela dans les sports mécaniques, et évidemment cela inclut la Formule 1. »

Un avenir pour l’électrique ?

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Les fabricants de voiture pensent de plus en plus à se rediriger vers l’électrique mais Todt ne pense pas que ça soit une si bonne idée que ça : « La grande limitation des voitures électriques est l’autonomie et le temps de recharge. De nos jours, la voiture la plus autonome sur le marché tient environ 200 km avec un temps de recharge entre six et huit heures. »

Cependant, Todt voit quand même un avenir dans les piles à combustible. Grâce à elles, certaines voitures pourraient tenir jusqu’à 1000 km avec un temps de recharge de seulement trois minutes.

« Je pense que nous envisageons d’introduire les piles à combustible dans certaines catégories des sports mécaniques. Néanmoins la F1 disposera toujours d’un moteur plus conventionnel. »

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