FIA WEC

Actualité / 6 Heures de Spa-Francorchamps

Spotter Guide et présentation des 6 heures de Spa-Francorchamps

Ce week-end aura lieu la manche belge du Championnat du Monde d'Endurance: les 6 heures de Spa-Francorchamps. Cette épreuve, anciennement appelée 1000km de Spa-Francorchamps, est un événement majeur du FIA WEC, et ce pour deux raisons. Elle se déroule tout d'abord sur un des plus beaux circuits du monde, et c'est surtout la dernière répétition générale avant les 24 heures du Mans.

De plus, les caractéristiques du circuit Spadois, avec deux longues lignes droites le rapprochant des Hunaudières, et des virages rapides similaires aux enchaînements Porsche, permettent aux équipes d’emmagasiner un maximum de données en course pour préparer le Double Tour d’Horloge.
Si le plateau est globalement similaire à la manche de Silverstone, quelques nouveautés sont à noter.

  • LMP1: Toyota – Porsche, round 2
©Adrenal Media

La plus grosse nouveauté en LMP1 est évidemment l’arrivée d’une troisième voiture dans le clan Toyota, pour la première fois depuis l’arrivée de la marque en FIA WEC. C’est suite aux déboires de 2014 et 2016, où les LMP1 japonaises dominaient en performance mais n’ont pas remporté les 24 heures du Mans à la suite d’accrochages ou d’avaries mécaniques, qu’ils ont décider d’optimiser leurs chances en engageant trois TS050 Hybrid.

Et cette voiture en plus va permettre à Toyota de tester deux configurations aérodynamiques sur la même course, comme Audi l’avait fait précédemment à Spa également. La #7 de Mike Conway, Kamui Kobayashi et José María López et la #8 de Sébastien Buemi, Anthony Davidson et Kazuki Nakajima, voitures engagées toute l’année, garderont le kit aérodynamique « forts appuis », qui leur a permis d’avoir un avantage en performance à Silverstone. Par contre, la nouvelle venue, ornée du #9 et pilotée par Stéphane Sarrazin, Yuji Kunimoto et Nicolas Lapierre, sera du kit « faibles appuis » qui a été entièrement pensé pour optimiser la vitesse de pointe dans les Hunaudières de la Sarthe.
Les Nippons vont devoir également apprendre à gérer 3 voitures en même temps, ce qui demande une organisation très pointue.

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Chez Porsche par contre, le choix ne se pose pas et rien ne change comparé à Silverstone: contrairement à 2015, la marque n’a plus la possibilité d’engager trois voitures. Quitte à souffrir à Silverstone – ce qui n’a pas été le cas avec un double podium -, les Allemands ont choisi dès le début d’utiliser directement le kit « faibles appuis » pour préparer au maximum la classique Mancelle. Si c’était un désavantage lors de la 1ère course, cela devrait moins grever les performances de la 919 Hybrid à Spa-Francorchamps.

Comme le circuit de Spa, possédant aussi bien des longues lignes droites dans les secteurs 1 et 3, que des virages en appui dans le secteur 2, permet souvent aux deux configurations de briller, cela promet du sport!

  • LMP2: Première confrontation Oreca – Ligier en WEC

Si l’European Le Mans Series a la chance de voir s’affronter plusieurs des quatre châssis autorisés en FIA WEC, ce dernier n’a pas eu cette chance à Silverstone, chaque équipe engagée à l’année utilisant un châssis Oreca 07. Heureusement, la Ligier JSP217 du Tockwith Motorsports viendra changer la donne aux 6 Heures de Spa-Francorchamps et aux 24 heures du Mans, avec notamment Karun Chandhok au volant.

Cela ne devrait cependant pas changer grand chose à la hiérarchie, au vu du niveau extrêmement relevé du LMP2 en Championnat du Monde cette année. Chacune des 5 équipes engagées (officiellement 6 mais le G-Drive Racing est en fait la seconde voiture du TDS Racing) peut prétendre à la victoire, et cela va encore donner lieu à de superbes bagarres sur le Toboggan des Ardennes.

  • GTE-Pro: Plus disputé que jamais?
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La catégorie GTE-Pro ne cesse de s’émanciper. Après l’arrivée de Ford l’an dernier avec un modèle conçu de base pour être une GTE, le retour officiel de Porsche avec la première 911 à moteur central depuis la GT1 continue de placer devant Ferrari et ses 488 GTE des adversaires de haut niveau.

Si cette dernière a outrageusement dominé les premières saisons du FIA WEC, ce n’est désormais plus le cas. Cependant, la Ferrari semble performante dans toutes les conditions et AF Corse est une des meilleures équipes GT du monde. En face se trouve l’offensive américaine, qui a remporté les 24 heures du Mans dès son retour en GTE. Avec son aéro ultra travaillée, la Ford GT est à son avantage dès que son châssis fait la différence, comme cela s’est vu à Silverstone.

Si Porsche était à la traîne ces dernières années, la 911 RSR n’arrivant plus à compenser son déséquilibre architectural, la marque de Stuttgart a réagit et est clairement de retour dans le coup. Si l’équipe allemande doit encore progresser dans la compréhension des pneumatiques avec un moteur central, il faudra très bientôt compter avec elle pour la victoire.
Quant à Aston Martin, les années passent et se ressemble. Malgré son grand âge, la Vantage reste dans le coup grâce à la BoP, comme l’a prouvé sa pole position à domicile. Mais l’équipe officielle Aston Martin Racing pêche toujours autant du coté des ravitaillements et de la stratégie, ce qui l’empêche chaque fois de capitaliser sur les bonnes performances de ses voitures.

  • GTE-Am: Comme en Pro?

Le GTE-Am fait moins parler de lui mais reste une catégorie où rien n’est jamais joué non plus. Aussi bien l’Aston Martin, qui a toujours dominé en Am, que les Porsche ou les Ferrari peuvent prétendre à la victoire.

Si l’Aston Martin semble avoir un léger avantage en performance, ce n’est pas suffisant pour espérer une victoire facile car les 488 GTE ont leur mot à dire, tout comme les 911 RSR.

Toutes les informations pratiques, telles que l’horaire des séances ou la liste des engagés, sont à retrouver ici.

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