FIA WEC

Interview / 6 Heures de Spa-Francorchamps

Nicolas Lapierre : Tout notre travail porte sur le Mans

Après deux années couronnées de succès en LMP2, Nicolas Lapierre fait son retour - pour Spa et Le Mans - dans l'habitacle d'une Toyota LMP1 hybride. L'occasion de goûter à nouveau aux plaisirs de la catégorie reine et de tenter une fois encore sa chance pour remporter - au général - la plus prestigieuse des courses d'endurance au Monde. Nous avons pris le pouls de son weekend après les essais libres.

Nicolas, comment se sont passés vos essais libres?
On peut dire que ça a été plutôt pas mal. Nous roulons avec le kit aérodynamique « low downforce » (faibles appuis, ndlr), et c’est évident que ce sera un peu plus difficile en qualifications d’aller chercher la première ligne, mais en course, si les conditions sont sèches, on verra bien ce qu’on peut faire. Maintenant, nous sommes avant tout là pour préparer le Mans. On ne joue pas le championnat, donc on se concentre sur l’apprentissage de la voiture.

On a pu voir que la Toyota en configuration « Le Mans » était aussi compétitive que les Porsche, elles aussi en version faibles appuis. C’est rassurant?
Bah, on verra ça surtout cet après-midi et demain. Pour le moment c’est difficile de tirer une conclusion. C’est certain que la voiture a l’air plutôt dans le rythme, mais pas de conclusion hâtive.

Le travail effectué ce weekend sur la #9 porte-t-il uniquement sur les 24 Heures du Mans?
Oui, clairement. C’est la seule raison pour laquelle nous roulons avec le kit Le Mans. Notre équipe est une équipe assez jeune, que ce soit au niveau des ingénieurs, des mécaniciens, il faut leur permettre de s’intégrer au mieux à l’équipe habituelle, de prendre leurs marques car ils n’ont pas autant d’expérience que sur les deux autres voitures. L’objectif est de se mettre en place. L’objectif pour cette voiture est plus d’être performant au Mans qu’ici à Spa.

© Toyota Motorsport Gmbh

Comment se comporte la voiture ici à Spa?
Bien, bien. C’est une voiture qui est très bien équilibrée même si évidemment le secteur 2 (Bruxelles, Double Gauche et Pif Paf) est un peu plus difficile, mais on est bien dans les secteurs 1 et 3. La voiture est confortable et facile.

Au niveau du système hybride, quelles sont les grandes différences avec ce que tu as connu il y a deux ans?
C’est beaucoup plus puissant, quatre fois plus puissant que ce que j’ai connu. Le système de récupération et de stockage à changé aussi. On est passé d’un super-condensateur à une batterie, donc ça change pas mal. La technologie a bien évolué, le nouveau système nous offre plus d’options en termes d’exploitation, on dispose d’une plus grande marge de manoeuvre.

On a constaté à Silverstone que les Porsche en configuration Le Mans étaient très fortes en course alors que les Toyota étaient en configuration « forts appuis ». De quoi vous inquiéter en vue du Mans?
Non, car il faudra voir sur le tracé du Mans à conditions égales. C’est difficile de se faire une idée précise. On verra déjà comment ça se passe ici avec notre voiture « faibles appuis » par rapport à eux. Après, Le Mans, c’est encore tout autre chose.

Qu’en est-il de l’intégration de ton équipier japonais?
Il se débrouille très bien, c’est un excellent pilote et bon avec ce weekend et les essais à venir, il aura la possibilité d’être parfaitement intégré et de s’adapter pour les 24 Heures du Mans.

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