Hyundai avait franchi un cap en proposant une garantie de 5 ans kilométrage illimité. Le constructeur coréen avait ensuite mis l’accent sur l’amélioration et l’européanisation de sa gamme. Dernier rejeton en date, la nouvelle i30 se retrouve en confrontation directe avec les ténors du segment des compactes. Alors compétitive la fille du matin calme ?

Notre site ne tire des profits que de la publicité, en échange d'un contenu de qualité et entièrement gratuit. Aidez-nous à évoluer en désactivant votre bloqueur de publicités pour notre site.

Affronter les Golf, 308, Mégane, Astra ou Focus n’est pas une mince affaire. Refusant de se faciliter la tâche avec des tarifs affriolants et bien décidé à valoriser ses modèles au même niveau que la concurrence, Hyundai se devait de corriger les quelques petits manquements de la génération précédente. Premier grand chantier, la qualité perçue, tant extérieure qu’intérieure. Pour ce qui est de la ligne de l’i30, nous vous laisserons seuls juges mais force est de constater qu’il en émane un certain classicisme qui garantit au style de bien vieillir avec un mélange de Peugeot 308, des airs d’Infiniti pour la partie avant et des volumes équilibrés sans fioritures. À l’intérieur, les matériaux sont plutôt valorisants et, à l’exception du bandeau décoratif de la planche de bord, les plastiques moussés répondent présents alors que les accostages et la finition sont de bonne facture.

Ergonomique, le tableau des commandes présente un grand écran tactile dont la logique d’utilisation ne présente pas de réelle difficulté  d’utilisation. Bien hiérarchisées, les commandes de la climatisation et de confort sont proposées sous forme d’une bande de boutons  un niveau sous l’écran tandis que celles liées à la conduite entourent le levier de boite de vitesses. Dans la même veine, l’habitacle recèle de nombreux espaces de rangements bien pensés et suffisamment volumineux. Qu’il s’agisse de bacs de portières – avant et arrière – d’emplacement de recharge par induction pour le smartphone, etc. rien ne manque. Il en va de même pour la désormais sacro-sainte connectivité, intuitive et complète.

Si la Hyundai i30 n’est plus bon marché, elle propose un équipement fourni, surtout sur le plan sécuritaire où rien ne manque. Outre la panoplie d’airbags – en ce compris celui pour les genoux du conducteur – on retrouve l’avertisseur d’angle mort, le régulateur de vitesse avec contrôle de distance, le freinage d’urgence avec reconnaissance des piétons, l’assistant de maintien de trajectoire ou la surveillance de la vigilance du conducteur. Notre modèle en Luxury Launch Edition proposait en sus la boite de vitesses robotisée à double embrayage DCT à 7 rapports, le toit ouvrant panoramique, les sièges en cuir, chauffants à l’avant, ainsi que les phares LED, entre autres. Le tout pour un chèque de 31.250€. C’est tout de même 5000€ de plus que la 1.6l CRDi 110ch en boite manuelle.

En effet, nous disposions de la version 136ch du diesel coréen. Son association avec la boite robotisée ne souffre pas la critique et s’accorde parfaitement au comportement efficace et non dénué de dynamisme. Pour trouver mieux, seule la Peugeot 308 semble pouvoir répondre à l’appel, c’est dire ! Seul – léger – bémol, la paresse de la boite au démarrage. Pour le reste, avec 136ch et 280 Nm disponibles de 1500 à 2500tr/min et les 7 rapports de la DCT, étagés en vue d’une conduite dynamique, on ne manque jamais de réserve, même si certaines concurrentes sont plus généreuses en couple. Performante, la I30 se veut également relativement sobre. Si la consommation mixte théorique de 4,1l semble utopique, notre modèle au très faible kilométrage nous a gratifiés d’une moyenne de 6,5l en phase avec la catégorie.

Mais aujourd’hui, une compacte ne peut se contenter d’être agréable à conduire, elle se doit également d’être confortable, habitable et pratique. Sur le plan du confort, nous n’avons noté que deux petits défauts. D’une part, l’insonorisation aérodynamique pèche un peu et les bruits de roulements sont parfois trop présents. D’autre part, les sièges avant. Réglables électriquement et plutôt confortables, les assises des sièges en cuir gagneraient à bénéficier d’un réglage en longueur ainsi que de pouvoir être abaissés davantage et nous ont systématiquement laissé l’impression d’avoir allumé le chauffage des assises. Au delà de ces aspects plus personnels, l’habitacle de la Hyundai i30 ne présente pas de défaut rédhibitoire.  On signalera juste des caves à pieds un peu chiches à l’arrière et une banquette manquant un peu de galbe. Le coffre offre des formes régulières et l’espace est généreux. Dommage ce seuil si élevé.

Et si…

nous pouvons attester des progrès constants de Hyundai. Avec son style plus sobre mais équilibré, sa qualité de finition, son équipement complet et ses excellentes prestations routières, la Hyundai i30 se veut d’autant plus compétitive qu’elle offre 5 ans de garantie sans limite de kilométrage et  une mécanique bien secondée par la boite DCT. Cela dit, on regrettera un tarif qui reste élevé eu égard à l’image de la marque pas encore totalement au niveau des références alors que les possibilités de personnalisation restent limitées. Seule certitude, l’i30 est une véritable alternative aux concurrentes allemandes ou françaises.