L’Audi A5 a marqué le retour d’un coupé chez Audi, depuis la disparition de la S2 en 1996. Lancée en 2007, l’A5 a eu droit à un sérieux coup de neuf l’an dernier avec l’arrivée de sa nouvelle génération. Reste à voir si cette nouvelle mouture permettra à la marque aux anneaux de perpétuer son succès commercial.

Peu habitués aux gros changements chez les allemands, on peut dire qu’ici, Audi a marqué le coup en proposant une nouvelle génération de son A5 qui ne conserve pour ainsi dire que son nom et sa ligne.

A l’avant, cela se traduit par l’arrivée de la nouvelle calandre dite “single frame” et de nouveaux feux LED. Le premier point positif relevé à ce sujet : le look très agressif que laisse transparaître le coupé, sans même devoir investir dans des packs sport et autres accessoires. Le capot nervuré rajoute également une petite note de sportivité plus qu’appréciée. Sous ses autres angles, l’A5 Sportback se montre plus “gentille” et raffinée. Bref, un mix assez sympathique à observer.

Basée sur une nouvelle plateforme nommée MLB Evo, l’A5 Sportback gagne deux centimètres sur sa longueur, mais, surtout, perd environs 60 kg sur la balance.

Les surprises ne s’arrêtent pas là, car c’est vraiment à l’intérieur que le dépaysement est le plus flagrant. Ici, la technologie embarquée est mise au premier plan, avec notamment le Virtual Cockpit et le système de navigation MMI Plus. Audi propose en option un nouveau cruise control « intelligent », capable d’utiliser les données GPS afin d’anticiper des virages, ronds points et autres obstacles, dans le but de réduire la consommation. 

Comme nous vous l’indiquions plus haut, l’empattement allongé permet à l’habitabilité de monter de quelques points, avec par exemple un gain de 24 millimètres au niveau des genoux pour les places arrière et d’une garde au toit relevée de 11 millimètres. Le coffre dispose d’un volume de 480 litres. 

A l’avant, les sièges de la dotation standard offrent déjà un excellent maintien latéral ainsi qu’un niveau de confort plus que correct.

Sous son capot, “nôtre” A5 embarque le tout dernier bloc quatre cylindres 2.0 TDI du constructeur. Disposant ici de 150 chevaux, le quatre pattes ne manque pas de punch. On pourrait même dire qu’il en a à revendre tant les accélérations et reprises sont efficaces. Sans avoir la fiche technique sous les yeux, nous aurions facilement pu lui rajouter 30 ou 40 équidés supplémentaires ! Pas de boîte à huit rapports ici. En effet, cette dernière est exclusivement réservée à la motorisation diesel la plus puissante (286 chevaux) et à la S5. Il faudra donc se “contenter” ici de la S Tronic à sept rapports avec palettes au volant. Rassurez-vous ! Malgré le rapport manquant, l’étagement de la boite est soigné aux petits oignons et peut tout de même se targuer d’un joli 1600 tours/min à 120 km/h, soit, à peu de choses prêtes, la même valeur que la ZF de chez BMW (huit rapports) et de la 9G-Tronic (9 rapports) de Mercedes. Grâce à cela, cette A5 est donc à son aise partout et ne manquera pas de vous surprendre sur autoroute avec une consommation passant sous la barre des 4,5 litres/100 km. En cycle mixte, sans vous priver de quelques accélérations, il vous faudra compter un peu moins d’un litre / 100 km supplémentaire.

En arrivant sur des routes plus sinueuses, notre A5 de la semaine se montre parfaitement sereine, d’autant plus qu’elle ne bénéficie pas de la transmission Quattro. Malgré tout, elle se montrera plus docile dans de longues courbes, à l’opposé de routes plus sinueuses, où son poids aura tendance à vous rappeler à l’ordre. Comme sur le reste de la gamme, il est bien entendu possible de jongler entre les différents modes de conduite proposés par l’Audi Drive Select.

Côté budget, l’offre de la nouvelle Audi A5 Sportback débute à partir de 36.500 € TVAC avec le moteur 1.4 TFSI de 150 chevaux. Dans notre cas, en ajoutant la boîte S Tronic et en optant pour la motorisation 2.0 TDI de 150 équidés, les packs Technologie, Business et d’autres accessoires tels que les phares avant DEL “Matrix”, nous arrivons aux alentours des 56.000 euros. Face à la concurrence, elle est proposée de base pour environ 1.400 € de moins qu’une BMW Série 4 Gran Coupé (lire l’essai ici).

Et si…

Il n’y avait finalement rien à redire. Performances, finition, attrait visuel, … La recette semble toute bonne et adaptée au marché actuel. Il nous tarde de pouvoir essayer son modèle RS !

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