Avant, la Nissan Micra, c’était une petite voiture sympa, décalée, qui faisait le boulot et offrait à son conducteur l’impression de sortir du lot. Avec la nouvelle mouture, les choses ont bien changé… ou pas.

Sur le plan du style, pas de doute, la Micra accroche les pupilles et ne laisse personne indifférent ! Fini la bonne bouille sympa qui se démarquait par sa bonhommie et ses rondeurs, place aux traits musclés, frondeurs et dynamiques. On ne passe pas inaperçu au volant de la citadine de Nissan, à plus forte raison quand elle se vêt d’une couleur aussi voyante que notre bleu électrique.  On aime ou on déteste, mais force est de reconnaitre que la Micra a de la personnalité et ne s’en cache pas. C’est déjà un bon point au sein d’un marché qui requiert de savoir se distinguer pour exister.

Encore fallait-il que le ramage soit à la hauteur du plumage et que la beauté intérieure soit du même bois que la peau extérieure. Là, le bilan s’avère un poil plus mitigé. Explications ! Pétillante à l’extérieur, notre Micra offrait une certaine vie dans un habitacle paré de lignes jeunes, tendues et sveltes ; agrémenté du Pack intérieur Power Blue caractérisé par une planche de bord bleue et des sièges aux accents bleus, eux aussi. Frais, agréable à l’œil, ce traitement laisse tout de même sur sa faim avec une finition et des matériaux pas encore à la hauteur des références européennes de la catégorie. Pour autant, nous n’avons jamais eu l’impression de rouler dans une voiture low-cost, entendons-nous bien. Mais certains détails laissent à penser que Nissan a encore quelques progrès à accomplir, même si le constructeur nippon est sur la bonne voie. Étroite, la Micra ne laisse pas une sensation d’espace démesurée mais profite d’une belle luminosité de l’habitacle pour offrir un sentiment de bien-être à son bord.  Si l’habitabilité n’a rien de transcendant, elle reste somme toute correcte et deux adultes de 1,80 m peuvent s’assoir l’un derrière l’autre ou en duo sur la banquette arrière sans se sentir confinés. Du moins sur des trajets pas trop longs. Au long cours, l’insonorisation un peu bâclée vous fera froncer le sourcil, entre le bourdonnement plus souvent gênant que sympa du moteur (en charge, le trois cylindres a la voix plutôt sympathique), les sifflements de transmission ou de turbo omniprésents et quelques bruits de vent au niveau des rétroviseurs et du pare-brise sur les grands axes, on touche là au principal point noir de cette nouvelle Micra, quoique la mousse des assisses un peu « légère » pourra en déranger certains. Rien de rédhibitoire pour autant, rassurez-vous.

Très bien équipé, notre exemplaire en finition N-Connecta disposait de tous les équipements à la mode, qu’il soit question de sécurité (feux antibrouillard avant, détecteur de pluie avec essuie-glaces automatique, freinage d’urgence intelligent avec détection de piétons, reconnaissance des panneaux de signalisation, etc.), d’info-divertissement (Bluetooth, connectique pour MP3, navigation, etc.) ou de confort (sièges chauffants, climatisation, démarrage sans clé, caméra de recul… ).  Avec les différents packs d’options disponibles, la facture peut toutefois atteindre, voir dépasser, les 20.000 €. Mais cela reste compétitif face à ses concurrentes directes.

De nos jours, une citadine se doit d’être polyvalente et d’offrir un comportement routier et un confort à même de lui permettre d’arpenter autre chose que les centres urbains surpeuplés. Avec la Nissan Micra 2017, s’évader de la cité peut s’envisager. Animée par un trois pattes 0,9 l Turbo délivrant 90 ch à 5500 tr/min et 140 Nm dès  2200 tr/min issu de l’alliance Renault-Nissan, notre Micra n’a jamais manqué d’allant. Vive, pétillante mais un peu trop sonore à régime stabilisé, la mécanique est à l’image du châssis : pleine de potentiel. Dynamique, la Micra est fermement suspendue. Un atout sur route sinueuse ou au gré des billards urbains (quoique nous soyons en Wallonie tout de même, ce pays où les trous ne sont pas qu’en bordure de tapis), mais un défaut quand l’asphalte ondule ou se veut cassant, auquel cas on sera vite secoué. Pour autant, la petite Nissan ne se montre pas inconfortable et l’on pourra envisager des trajets plus longs sans craindre le lumbago ou le mal de mer. Peut-être la solution serait-elle de renoncer aux jolies jantes de 17 pouces optionnelles qui équipaient notre Micra pour les 16 pouces dont les pneus à flancs plus hauts corrigeront le tir. Par contre, comme toujours avec un petit moteur turbocompressé, il faudra savoir raison garder avec la pédale d’accélérateur si l’on veut disposer d’une belle autonomie. En adoptant une conduite préventive et sans titiller le grondement typique du trois cylindres, on pourra se contenter d’une consommation mixte inférieure à 7 l/100km. Rien de transcendant, mais rien d’alarmant non plus. En conduite vraiment économique, nous sommes même parvenu à nous contenter de 5,2 litres toutes les cent bornes. Nul doute que si une boite 6 n’améliorerait pas fondamentalement ce bilan – merci la 5e super longue – elle contribuerait à optimiser l’agrément.

Et si…

elle les exprime d’une manière très différente, la dernière génération de Micra ne déroge pas aux principes fondamentaux de ses devancières : simplicité, légèreté, différence. Mais elle y ajoute une bonne louche de dynamisme, de confort et de technologie, le tout emballé dans un design moderne, plus masculin et accrocheur.

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