Au début de cette décennie, Nissan nous dévoilait le premier opus de sa Leaf, qui figurait parmi les premières voitures 100% électriques du marché. Sept années après son lancement, Nissan nous a dévoilé sa seconde génération, qui a pour but de propulser la marque sur le devant de la scène en terme d’électrification.

Écoulée à plus de 280.000 exemplaires depuis son lancement, en 2007, la Nissan Leaf est une véritable pionnière en matière de véhicules électriques. Présentée à l’occasion du Salon de Tokyo 2017, la seconde génération de la compacte se dote de technologies de pointe et d’un look plus attrayant au regard.

En effet, à l’instar de la nouvelle Micra (lire notre essai ici), les formes bombées et les longues courbes, c’est de l’histoire ancienne. Ces dernières laissent place à des lignes taillées au sabre, dignes des japonaises récentes en règle générale. A son bord, grâce à l’utilisation d’une nouvelle plateforme, l’habitabilité est revue à la hausse, notamment avec un coffre passant de 370 à 435 litres, sans compter la banquette rabattable. Néanmoins, avec les batteries situées juste en dessous des sièges, le conducteur devra s’accommoder d’une position de conduite très haute. Les passagers, à l’arrière, héritent du même constat. Globalement, la finition de cette Leaf se montre très satisfaisante et à la hauteur du prix demandé par Nissan. L’offre de la Leaf s’articule autour de trois niveaux de finition : Acenta, N-Connecta et Tekna. Pour notre modèle d’essai, il s’agit de la version de milieu de gamme : la N-Connecta. Elle embarque, de série, les jantes 17 pouces, les vitres teintées à l’arrière, les assistances de stationnement ainsi que le pack confort.

La nouvelle version du système multimédia, Nissan Connect, se montre simple et efficace. Pour les fans de simplicité, il embarque au passage les surcouches Android Auto et Apple CarPlay.

En dehors de ce changement radical de look, la compacte est équipée d’une nouvelle génération de moteurs électriques, ainsi que de nouvelles batteries. Peu importe la finition, la nouvelle Leaf embarque une batterie de 40 kWh, annonçant 270 kilomètres d’autonomie. Lors de notre essai, nous sommes parvenu à réaliser 230 kilomètres sur une charge. Compatible avec la plupart des bornes, la Leaf peut également être reliée à un smartphone, afin de pouvoir visualiser son état de charge à distance.

L’autre nouveauté, c’est la fameuse “e-Pedal”. Activable par un bouton dédié sur la console centrale, cette fonction rend la Leaf pilotable juste par la pédale d’accélérateur. Entendez par là que dès que la pédale de droite est lâchée, la voiture va freiner d’elle même. En optant pour une conduite anticipative, il devient simple de ne rouler qu’avec le pied droit, même dans les bouchons. Cette option demandera toutefois un peu de pratique avant d’être correctement maîtrisée.

Côté tarif, elle est proposée dans notre royaume à partir de 36.540 €  pour la version Acenta. La version N-Connecta débutera à 37.940 €, contre 39.640 € pour la version Tekna. Au final, notre modèle d’essai sera majoré de 150€, pour la peinture blanche.

Et si…

La Nissan Leaf ne jouera pas la carte du dynamisme, à l’instar de la BMW i3 (lire notre essai ici), elle a toutefois l’avantage d’afficher une meilleure habitabilité, tout en offrant un excellent confort routier, à un prix nettement plus abordable.