Avec une concurrence ne faisant que s’étoffer, BMW a décidé de mettre les bouchées doubles pour la première mise à jour de sa i3, qui a fait ses débuts en 2013… déjà ! Écoulée à plus de 90.000 exemplaires depuis son lancement, le constructeur à l’hélice entend bien diversifier sa clientèle pour ce modèle avec l’arrivée de sa i3S.

Il semblerait que vous utilisez un bloqueur de publicités.
Aidez-nous à faire évoluer le site en le désactivant. Merci pour votre aide !

Pour introduire le premier facelift de sa i3, BMW en a profité pour nous dévoiler une version plus sportive de sa compacte: la i3S. Ailes élargies de 40 mm, châssis rabaissé de 10 mm, jantes 20 pouces, pare-chocs plus agressifs, cette i3 ne fait pas dans la dentelle.

Question puissance, cette déclinaison embarque 14 chevaux supplémentaires qu’une i3 standard, soit 184 chevaux au total. Le couple maximal est porté à 270 Nm et la vitesse de pointe a été débridée de 10 km/h, de quoi lui permettre de se lancer à 160 km/h. Le 0 à 100 km/h est ainsi assuré en 6,9 secondes. Aussi, cette version reçoit un mode sport, qui va jouer sur la sensibilité de l’accélérateur et sur la rigidité de la colonne de direction.

En ville, son terrain de jeu favori, la i3S se montre redoutable. Bénéficiant d’une excellente visibilité à son bord, le conducteur peut se mouvoir avec aisance dans la circulation tout en profitant d’un silence plat, ô combien agréable. En ville, toujours, l’usage de la pédale de frein est presque inutile tant le système de récupération d’énergie ralentit la voiture à chaque décélération. En quittant les locaux de BMW, nous partons pour une petite heure d’autoroute, où elle se montre, de surcroît, très à l’aise. Nous en sommes à une cinquantaine de kilomètres et la batterie affiche encore plus d’un quart de sa charge. Entre temps, nous en profitons pour désactiver le mode Eco Pro, au profit du Sport, histoire de voir ce que la “petite” a dans le ventre.  Même si nous sommes loin d’une Tesla Model S P100D (lire notre essai ici), on peut dire que ça envoie, même plutôt bien. Attention toutefois que la batterie aura tendance à très vite se vider sans faire un minimum de concessions avec le pied droit. Les accélérations sont instantanées, au même titre que l’arrivée du couple. A la fin de notre essai d’une semaine, nous relevons une autonomie d’environ 175 kilomètres sur la batterie. Avec le range extender, cela nous amène à une autonomie de l’ordre de 290/300 kilomètres.

En s’éloignant des trois bandes et en se dirigeant dans l’arrière pays, nous ne manquons pas de mettre son châssis à contribution. Si les sièges manquent certes de maintien latéral et que l’absence d’une console centrale typique des autres modèles est regrettée, les prises de roulis sont maîtrisées et la tenue de route se montre irréprochable. Il faut dire que cette i3S a reçu une nouvelle suspension plus dure ainsi que des barres stabilisatrices spécialement conçues pour elle. Les moteurs électriques renvoyant toute leur puissance sur les roues arrière, le comportement “propulsif” se ressent, malgré l’équilibre de l’essieu arrière quasi parfait.

A son bord, le dépaysement avec le reste de la gamme BMW est flagrant. Les designers se sont fait plaisir et ça se ressent. La planche de bord, faite de bois, vient se marier avec des cuirs de bonne qualité et du plastique recyclé. La qualité de finition est au demeurant, irréprochable. Les places arrière peuvent accueillir facilement deux personnes d’un bon mètre quatre-vingt. L’accès y est d’ailleurs très facile grâce à l’ouverture inversée des portières. L’absence d’un tunnel de transmission permet au passage de gagner en habitabilité. Si elle peut paraître petite vue de l’extérieur, la sensation d’espace à son bord est omniprésente.

Côté info-divertissement, la nouvelle i3 bénéficie des mêmes technologies que les autres modèles de la gamme. Il est toujours possible d’opter pour les services ConnectedDrive. A la différence d’une BMW thermique, le GPS embarque naturellement une banque de coordonnées menant vers des bornes de recharge compatibles. En optant pour le service ChargeNow, un simple scan de la carte auprès d’une borne compatible permet d’activer la recharge, qu’il est ensuite possible de suivre en direct depuis son smartphone.

Question tarif, c’est ici que la BMW i3 s’affiche comme la seule premium du secteur. Elle en profite pour afficher un tarif bien supérieur à ses concurrentes, telles que les Renault Zoe, Nissan Leaf ou encore la Peugeot iON. En effet, pour un modèle similaire à celui que nous vous présentons, il faudra débourser un bon 60.000 €. Parmi les options les plus onéreuses, nous retrouvons le système audio Harman-Kardon, le pack Driving Assistant, l’accès confort ou encore le système de recharge rapide en courant alternatif polyphasé.

Et si…

Cette BMW i3S redéfinissait le concept d’une voiture électrique ? Attrayante visuellement, bien finie et avec ce qu’il faut sous le pied… seul son prix nous freinera.