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Éric Boullier : Renault va remettre McLaren à la place qui est la sienne

Soulagé de sortir du "cauchemar" Honda à l'issue de la présente saison, l'ex-homme fort de Lotus - devenue Renault entre temps - se réjouit de retrouver le Losange. En analysant les performances de Fernando Alonso et Stoffel Vandoorne sur les dernières courses et les prestations de Red Bull, Boullier a des raisons de penser que la combinaison d'un châssis made in Woking avec le bouilleur bleu-blanc-rouge sera compétitive.

Selon le Français, l’arrivée de Renault au coeur de la future « MCL33 » devrait permettre à McLaren de retrouver sa place aux avant-postes des pelotons. Une présence au top que vise le directeur de la compétition de l’écurie de Woking en se basant sur les prestations des MCL32 sur certains tracés cette saison, là où le châssis prend le pas sur le moteur dans la construction de la performance, à l’instar du dernier rendez-vous à Singapour. Un tracé similaire à Monaco ou Budapest qui a vu Alonso et Vandoorne se hisser en Q3. En outre, le Belge avait démontré de belles choses à Silverstone, un circuit qui demande un bon moteur ET une bonne aéro, domaine dans lequel sa monture a démontré ne pas être le cancre de la classe.

Cela dit, le passage de Honda à Renault implique la perte du statut d’équipe d’usine pour devenir une « simple » écurie cliente. Un constat qui n’effraie pas Boullier : « Nous serons des clients privilégiés de Renault. Nous aurons le même moteur et le même accès aux données que Enstone ou Red Bull Racing, on peut donc parler d’un véritable partenariat avec Renault. Nous avons également la possibilité de travailler avec eux, de proposer nos idées pour le futur qui pourraient être prises en considération. Ce qui nous permettra d’influer sur les décisions futures. Mais oui, être une équipe 100% usine est différent de ce que nous connaîtrons en 2018. Mais c’est comme à l’école : vous devez comparer les plus et les moins et, en considérant tous les plus et les moins, nous avons pris notre décision, que nous pensons être la meilleure pour McLaren pour au moins les trois prochaines années. »

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Outre l’aspect purement technique et sportif, la perte du statut usine liée au partenariat avec Honda implique une perte substantielle sur le plan financier. Non seulement McLaren va perdre l’apport budgétaire du constructeur japonais, mais en plus, la formation britannique devra payer son moteur français. Une situation compliquée mais qui n’empêchera pas McLaren d’avancer : « Quand vous jetez un oeil aux trois dernières années, ce fut un véritable désastre en termes d’image et de crédibilité quant il s’est agit de trouver de nouveaux sponsors. Il faut, en sus, considérer le long terme : dans les cinq prochaines années, je suis absolument certain que nous reviendrons là où doit être McLaren. Et dans la foulée, notre crédibilité reviendra et ça nous aidera à reconstituer notre portefeuille de sponsors. Cela prendra deux ou trois ans. Nous sommes neuvième au championnat et avec un bon moteur nous serions quatrième et rien que sur les revenus de la FOM, nous pourrions couvrir les frais liés au moteur, donc ce ne sera pas un gros risque sur le plan financier. Merci aux actionnaires qui ont été assez courageux pour faire un choix sportif et ne pas léser McLaren. Ils auraient pu dire « Attendons que Honda se réveille ». »

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