En délicatesse avec sa catégorie reine, le Championnat du Monde d'Endurance FIA ne sait plus quoi faire pour s'assurer une bonne médiatisation. Au point de mettre en délicatesse une bonne partie de ses pilotes habituels simplement pour permettre à Alonso de rouler à Fuji !

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  • Fernando Alonso, poule aux oeufs d’or

Ceci n’est pas une blague ! Le FIA WEC a bien modifié son calendrier pour s’assurer que Fernando Alonso puisse disputer l’intégralité du championnat. En soi, une décision qui tient la route sur un plan médiatique et sportif… pour le pilote qui peut conserver ses chances de décrocher un titre mondial au terme de la super-saison 2018-2019.

Le seul hic, c’est que cette décision – imposée par le clash initial entre le Grand Prix de Austin et les 6 Heures de Fuji – a généré un autre conflit de calendrier qui n’est pas sans conséquences…

En effet, l’épreuve nipponne se disputerait le même weekend que la finale d’ l’IMSA WeatherTech SportsCar Championship également finale de la North American Endurance Cup. Une course prestigieuse et qui devait accueillir à son départ plusieurs ténors du FIA WEC, engagés par les équipes américaines pour les courses de longue haleine.

De quoi provoquer l’ire des principaux intéressés qui voient peut-être un contrat nécessaire leur filer sous le nez et pour les équipes qui devront probablement trouver des remplaçants de même niveau, chose loin d’être aisée.

Au rang des « victimes » de ce caprice du FIA WEC figurent les Français Olivier Pla, Nicolas Lapierre, Loïc Duval, les Brésiliens Augusto Farfus et Bruno Senna, les Néerlandais Nick Catsburg et Renger van der Zande et les Britanniques Harry Tincknell et Mike Conway. Que du beau monde.

Alors certes, Toyota a eu l’élégance de ne pas quitter le navire après la fuite de Porsche, certes le constructeur japonais – ainsi que le FIA WEC – mise très gros sur la présence du double champion du Monde de F1 dans l’habitacle de la TS050 Hybrid et il eut été malheureux de ne pas l’avoir à bord pour l’épreuve nationale, mais ne dit-on pas que l’individu ne doit jamais primer sur le groupe pour assurer la pérennité d’une famille ? Une chose est certaine, la famille de l’Endurance est d’ores et déjà plus que divisée…

À ceux qui y verraient également un coup bas du duo FIA/ACO à son « grand ami » l’IMSA, dont la série respire le succès pour bien moins cher… il y a un pas qu’il serait très tentant de franchir…

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Passionné de sports mécaniques et d'endurance plus particulièrement, je partage ma passion au travers de mes articles.