Après un second tiers animé et marqué par le retour de la seconde Toyota aux avant-postes, la dernière partie de l'épreuve aura surtout connu un autre crash dans le Raidillon. Heureusement, les catégories GTE nous offraient du grand spectacle en fin d'épreuve.

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  • LMP1

Bien que remontée au deuxième rang au classement général, la Toyota #7 restait malgré tout une bonne minute derrière la TS050 #8 qui menait la course en bon père de famille, sans réellement forcer. Pour autant on ne pouvait pas parler de domination outrancière des LMP1 hybrides face aux Rebellion qui avaient dû lâcher prise après avoir connu l’un ou l’autre petits pépins (antenne récalcitrante pour la #1 qui perdait définitivement le contact) tandis que la BR1 SMP #17 profitait d’une stratégie très inspirée pour venir jouer avec la R13 #3 quelques boucles au troisième rang, mais à 3 tours de la voiture de tête.

La course de la #17 s’arrêtait net quelques tours après avoir ravitaillé, à 1h05 de l’arrivée, dans le mur de pneus à la sortie du Raidillon. heureusement, le pilote s’en sortait sans dommages, mais la voiture était hors course. La voiture de sécurité était à nouveau de sortie pour une période cette fois prolongée, le temps de consolider la barrière de pneus.

Cette neutralisation relançait la course entre les deux Toyota, désormais plus proches l’une de l’autre. Mais si la #7 parvenait à revenir dans les échappements de la #8, Alonso pouvait souffler quand Conway effectuait son dernier arrêt à 25 minutes du terme. L’Espagnol faisait de même un tour plus tard, non sans être sorti large dans Blanchimont. Il repartait tout de même avec 7 secondes d’avance sur la deuxième Toyota. Mais Conway ne baissait pas les bras et revenait dans le sillage d’Alonso. Pou autant, l’occasion de frapper un grand coup avec une première victoire du double champion du Monde dès son entrée en lice en FAI WEC était trop belle et l’ordre – fort peu subtil – était donné à la #7 de lever un peu le pied.

Le podium était dès lors connu avec les Toyota #8 et #7 devant la Rebellion #3.

Class. Gén.NuméroVoitureTeamTours
18Toyota TS050 HybridToyota Gazoo Racing163
27Toyota TS050 HybridToyota Gazoo Racing163
31Rebellion R13Rebellion Racing 160
  • LMP2

Au sortir d’un ravitaillement, l’Oreca 07 DragonSpeed a été vue au ralenti dans la descente vers le Raidillon, visiblement victime de problèmes électriques. Heureusement, Nathanael Berthon a pu reprendre une vitesse normale peu après. De son côté, la Ligier #50 Larbre Compétition a écopé d’un drive-through pour avoir emmené une Ferrari d’AF Corse hors de la piste.

En tête de la catégorie, Jean-Eric Vergne (Oreca #26 G-Drove Racing) faisait le show, contenant le retour de Nicolas Lapierre (Alpine #36) tandis que les deux Oreca 07 du Jackie Chan DC Racing se disputaient la dernière marche du podium provisoire, disposant d’un tour d’avance sur la voiture de Dragon Speed.

Mais tout ou presque était à refaire pour l’équipe « russe » en raison de la neutralisation consécutive au crash de la BR1 à une heure de la fin de course. Pas de quoi effrayer les hommes du TDS Racing, chargés de l’exploitation de la LMP2 orange et grise qui conservait les commandes tandis que le Jackie Chan DC Racing pouvait compter sur l’expertise de JOTA Sport pour passer devant l’Alpine.

Class. Gén.NuméroVoitureTeamTours
726Oreca 07-GibsonG-Drive Racing 155
838Oreca 07-GibsonJackie Chan DC Racing155
936Alpine A470Signatech Alpine 155
  • GTE-Pro

Lors de son ravitaillement, la Ferrari #51 d’AF Corse perdait toute chance de bien figurer après être entrée en contact avec la Porsche du Team Project 1 au moment de repartir de son ravitaillement, partie à la faute peu avant au « Speakers Corner ». Immobilisée dans la pitlane, la 488 GTE a été rapatriée dans son box sur des planches à roulettes. L’équipe italienne a du procéder à un changement de porte-moyeu, alors que la 911 RSR était également rentrée dans son box. L’incident était placé sous investigation pour « unsafe release ».

Bien installée aux commandes de la classe, la Porsche #91 pouvait compter sur une quinzaine de secondes d’avance sur la Ford #66 rescapée qui devait se protéger de la seconde 911 RSR officielle pointant à moins de 20 secondes, alors que l’on rentrait dans la dernière heure de course. Pas encore définitivement désarçonnée, mais incapables de suivre le rythme imposé par les leaders, la Ferrari #71 et la BMW #82 restaient toutefois dans le même tour, bien que la M8 GTE soit pointée à plus de deux minutes.

La sortie de la voiture de sécurité, alors qu’il ne restait qu’une heure à disputer, permettait de réduire les écarts et de relancer les débats pour la victoire. Et la Ford en profitait pour reprendre la tête alors que la 911 RSR #91 se voyait même passée par la #92.

La #91 devait même résister au rush final de la Ferrari 488 GTE EVO #71 dans les 7 dernières minutes, mais Richard Lietz faisait tout pour rester devant Davide Rigon. La bataille était somptueuse, régulièrement portière contre portière, la Ferrari étant clairement plus véloce que la Porsche.L’Italien prenait le dessus dans un dépassement… viril à la chicane et creusait immédiatement l’écart.

Class. Gén.NuméroVoitureTeamTours
1466Ford GTFord Chip Ganassi Racing Team UK 147
1592Porsche 911 RSRPorsche GT Team147
1671Ferrari 488 GTE EVOAF Corse 146
  • GTE-Am

Ne dérogeant pas à ses habitudes, l’Aston Martin AMR #98 caracolait en tête, nantie d’environ trente secondes d’avance sur l’autre V8 Vantage GTE, la #90 TF Sports à1h15 de l’arrivée. Derrière les deux anglaises, on retrouvait la Ferrari #61 Clearwater Racing, à deux tours des leaders, devant la Porsche Dempsey-Proton Racing #77, bien remontée.

Las, Francesco Castellacci stoppait la Ferrari #54 Spirit of Race au bout de la remontée vers les Combes, après un incident avec la BR1 #17 SMP Racing, qui finissait plantée dans les pneus en sortie du Raidillon. La 488 GTE grise repartait toutefois et rejoignait son stand.

Le classement n’évoluait plus vraiment, les écarts étant stabilisés entre les différents protagonistes, excepté pour la première place où TF Sport mettait la pression sur la maison-mère AMR. Mais Alers-Hankey ne trouvait pas l’ouverture face à l’expérimenté Pedro Lamy.

Class. Gén.NuméroVoitureTeamTours
2298Aston Martin V8 Vantage GTEAston Martin Racing 143
2290Aston Martin V8 Vantage GTETF Sport143
2461Ferrari 488 GTEClearwater Racing 142