En imaginant un break de chasse, on pense très souvent à une Audi RS4 ou à une RS6. Et pour cause, il s’agit du segment favori de RennSport, la division sportive d’Audi. Reste à savoir si cette nouvelle génération de la RS4 marquera nos esprits comme les précédentes versions.

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Pour notre deuxième essai d’une Audi RS, la première étant la RS3 Berline, nous avons décidé de nous attaquer à un des modèles le plus emblématique du préparateur : la RS4. Fraîchement renouvelée, elle se montre plus agressive que jamais. Finies les formes arrondies, qui laissent place à des lignes plus tortueuses, du plus bel effet.

Comme d’habitude, les améliorations visuelles s’articulent autour de la recette RS : Une calandre en nid d’abeilles singleframe, des ailes discrètement élargies  et un diffuseur arrière encadrant les habituelles sorties d’échappements ovales. En dehors de changements purement esthétiques, l’autre grosse nouveauté concerne l’abandon du V8, qui était utilisé depuis les deux précédentes générations. En effet, le constructeur a décidé de revenir à ses premiers amours en l’équipant d’un V6 biturbo de 2,9l de cylindrée, développant quelques 450 chevaux…

Au final, le plus gros dépaysement se ressent à l’intérieur, qui présente une toute nouvelle planche de bord, une console centrale repensée et une habitabilité revue à la hausse. Le coffre cube au total 505 litres et les places arrière permettent d’accueillir aisément deux personnes de plus d’un mètre quatre vingt. Une vraie familiale ! Comme d’habitude chez Audi, la qualité de finition est au rendez-vous, au même titre que les matériaux utilisés. Les sièges, à la fois très sportifs, maintiennent très bien et se montrent confortables, même pour de longs trajets.

Comme indiqué plus haut, l’un des changements majeurs demeure le retour au V6. le moteur développe quelques 450 chevaux. Son couple maximal de 600 Nm est disponible sur une large plage de régime, allant de 1 900 à 5 000 tr/min. Il permet à cette RS4 Avant de s’adjuger le 0-100 km/h en seulement 4,1 secondes. La vitesse maximale est de 250 km/h. Toutefois, avec le pack RS Dynamic en option, la vitesse maximale grimpe à 280 km/h. Grâce à l’arrivée de la nouvelle plateforme et à l’éviction de deux cylindres, cette nouvelle RS4 Avant annonce un poids sur la balance de 1790 kg. C’est tout de même 80 kg de moins que l’ancienne.

Avec la suspension RS fournie de série, la RS4 est plus basse de 7 millimètres qu’une A4 traditionnelle équipée d’une suspension sport. En option, la marque aux quatre anneaux propose une suspension pilotée, visant à rendre la voiture plus polyvalente, surtout en terme de confort. Pour jouer sur le caractère sportif, il est également possible d’opter pour des freins en céramique.

Concrètement, sur route, cette RS4 surprend par son efficacité redoutable. Le système Quattro soude littéralement la voiture à la route, la rendant d’ailleurs très sécurisante et “facile” à prendre en mains. La puissance est passée aux quatre roues grâce à une excellente boîte automatique, totalisant huit rapports. Les accélérations sont impressionnantes et la sonorité dégagée par notre échappement sport, proposé en option, se montre plutôt sympathique, bien que beaucoup plus discrète que celle de la Mercedes-AMG C63s qui nous accompagnait pour cet essai. Au final, c’est assez difficile de mettre ce break de chasse en défaut sur son comportement, tant son équilibre et son dynamisme sont affutés. Allez, un petit défaut ? Son réservoir de 58 litres.

Nous avons jugé intéressant de demander à Mercedes-AMG de nous prêter leur C63s break, car, si elles sont fortement semblables au niveau du budget et du segment, elles affichent chacune une philosophie complètement opposée. D’un côté, un break familial mettant en avant le dynamisme et le caractère sécurisant et, de l’autre, une grosse muscle car faite pour ne pas passer inaperçu. Sortant quelques 510 chevaux de son imposant V8 4.0l biturbo, le break noir est le symbole parfait de la brutalité et des sensations fortes. Envoyant toute sa puissance sur les roues arrière, il est (trop) facile de perdre l’arrière. Heureusement, les assistances (en les laissant actives toutefois) veillent au grain et permettent malgré tout d’éviter de finir à l’envers dans chaque rond point.  

Annoncée à 8,8l aux 100 kilomètres, notre essai d’une journée se sera soldé sur une bonne moyenne de 13,5l / 100 kilomètres.

Proposée en Belgique à partir de 84.700 €, il sera très facile d’exploser la facture, comme d’habitude chez les Allemands. Pour notre modèle d’essai, équipé du pack RS Dynamic, de la Navigation Plus, du Virtual Cockpit, de l’échappement sport, du Pack RS Confort, du toit panoramique et des jantes 20 pouces, il faudra au final s’acquitter d’une facture de 105.000 €. En Wallonie, sans avoir recours à une conversion en véhicule utilitaire, il faudra de plus satisfaire l’état d’une taxe de mise en circulation de 4957 €.

Et si…

Audi avait confirmé une fois de plus son savoir-faire dans la conception de breaks sportifs ?  Et vous, ce sera une RS4 ou une C63S ? 

L’essai de la Mercedes-AMG C63s est disponible ici.

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