Donné par le maître de l'Open de France à Roland Garros, Rafael Nadal, le départ des 24 Heures du Mans 2018 a vu les favoris assumer leur rôle, les Toyota s'emparant des commandes, à l'instar de Porsche en catégories GT. Mais si le LMP1 manquait d'intérêt, la bataille en LMP2 et en LMGTE-Pro méritait le détour.

24 Heures du Mans – H+1

  • LMP1 : Toyota assume son rôle

Nettement plus rapides en qualifications, les Toyota conservent un avantage net en course et lancent leur course contre la montre face au destin, les deux TS050 menant ce début de course. Dès la mise en grille, la Kolles rencontrait des soucis pour démarrer et devait s’élancer derrière tout le monde.

Histoire d’être certaine de faire parler d’elle, la LMP1 « roumaine » partait en toupie à la chicane Dunlop en essayant de rattraper le peloton avant le départ effectif. Mais André Lotterer faisait mieux encore en se faisant tasser dans le premier virage avant de heurter la BR1 Dragonspeed et de perdre son nez, dès la première chicane. En tête, la #7 menait devant la #8, Sarrazin occupant la troisième place avec la BR1 SMP Racing #17 devant la Rebellion #3 de Laurent.

La Ginetta #5 stoppait après seulement cinq tours avant de repartir en queue de peloton alors que les Toyota jouaient le jeu d’équipe en échangeant régulièrement leurs positions durant les premières boucles en profitant de l’aspiration pour creuser l’écart avant d’entamer les dépassements des retardataires, après seulement sept tours.

Le premier arrêt voyait la #7 perdre le contact avec la voiture soeur qui se retrouvait avec 18 secondes d’avance, les deux BR1 SMP Racing #17 et Dragon Speed #10 encadrant la Rebellion #3 pour compléter le Top 5. Derrière la seconde SMP était suivie de la R13 #1 et de la Ginetta #6 qui se débrouillait mieux que prévu en ce début d’épreuve. Mais elle se retrouvait au ralenti avant le terme de la première heure.

  • LMP2 : Bataille en rangs serrés

Avec un plateau très serré, la première heure a vu les Oreca 07 #31 du Dragonspeed, #28 TDS Racing et #48 IDEC Sport se disputaient la tête avec la #26 G-Drive Racing dans leur sillage.

Moins de réussite pour la #37 du Jackie Chan DC Racing qui rentrait au ralenti après 10 minutes, le capot moteur étant enlevé puis la voiture était rentrée dans son box.

Le début de course voyait 6 voitures se disputer les avant-postes avec les quatre Oreca citées plus avant ainsi que l’Alpine #36 et la surprenante Ligier JSP217 #22 United Autosport.

Comme souvent, le TDS Racing excellait lors de la première salve de ravitaillement pour placer l’Oreca #26 G-Drive Racing en tête du LMP2 devant la… #28 TDS Racing. Le Top 5 était alors complété par l’Alpine #36, la 07 #48 IDEC Sport et la Ligier #23 du Panis Barthez Compétition.

  • LMGTE-Pro : Porsche lance la bataille

Un (petit) cran au dessus de la concurrence directe, les Porsche 911 RSR ont entamé leur marche vers l’histoire, à la poursuite d’un succès pour le septantième anniversaire de la marque.

Derrière les deux Porsche « old school style », les Ford #66 et #68 et une troisième 911, la #93 puis la première Ferrari, la #51. Si les BMW parvenaient à suivre le rythme des quatrièmes Porsche et Ford, les Aston Martin officielles poursuivaient leur apparent chemin de croix, reléguées derrière le Top 4 de la catégorie Am.

Les deux Porsche de tête ne parvenaient pas à creuser l’écart sur la Ford #66 qui restait dans le sillage et le Top 10 de la catégorie restait contenu en une grosse dizaine de secondes.

La Ford #66 s’intercalait entre les deux Porsche de tête au bénéfice du premier arrêt, disputant la tête à la #92 « Pink Pig », la #91 « Rothmans » suivant à quelques secondes tandis que la #93 s’était hissée au quatrième rang devant la Ferrari #51 et la Ford #68

  • LMGTE-Am :

Comme en Pro, les Porsche sont pointées comme favorites et assument ce statut. La #86 Gulf Racing menant devant la Ferrari #54 Spirit of Race et les deux 911 RSR Dempsey Proton Racing.

Plus sages que leurs homologues Pro, les LMGTE-Am offraient une première de course relativement calme avec Giancarlo Fisichella menant au volant de la Ferrari #54 Spirit of Race aprèsle premier arrêt devant les Porsche #88 et #77 Dempsey Proton Racing et l’Aston Martin V8 Vantage GTE #90 de TF Sport. Suivaient les deux Ferrari « américaines » avec la #85 Keating Motorsport devant la #84 JMW Motorsport. Las Bleekemolen partait à la faute et perdait du temps à l’entrée des virages Porsche tandis que la 911 RSR #86 reprenait les commandes de la catégorie.