Alors que Mercedes partait grande favorite de la course et Red Bull était annoncée en difficultés, une erreur stratégique et un manque de fiabilité offraient une victoire inattendue à Verstappen devant les Ferrari. Vettel faisait la bonne opération face au résultat nul de Hamilton.

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Avant le départ, Stoffel Vandoorne gagnait quelques places suite aux places de pénalité infligées à Charles Leclerc pour un changement de boîte tandis que Fernando Alonso s’élançait depuis la voie des stands pour un changement d’aileron avant sous régime de parc fermé.

Aux avant-postes, une des clés de la course tiendrait dans le premier tour afin de voir si Bottas parviendrait à garder l’avantage sur Hamilton et si Vettel gagnerait l’une ou l’autre place pour se rapprocher de son rival au championnat.

Au feu vert, Bottas se manquait un peu, laissant Hamilton prendre al tête devant Raïkkönen qui se loupait au virage 3 et voyait Bottas et Verstappen repasser devant lui tandis que Vettel était passé par les deux Haas. Moins de réussite pour Vandoorne qui devait repasser au stand après le premier tour, monoplace endommagée. Leclerc se trouvait aussi à devoir contourner un bac à graviers dans la deuxième boucle, rétrogradant en dix-neuvième place, devant le Belge, relégué à un tour ey condamné à une séance d’essais grandeur nature.

Vettel ne tardait pas à prendre le dessus sur Magnussen et Grosjean pour se lancer à la poursuite de Ricciardo quand les Mercedes menaient autoritairement. Seules les deux Ferrari avaient pris le départ en ultra tendres – pour des super tendres aux Mercedes et Red Bull – n’avaient pas pu tirer profit de leur monte plus performante dans les premiers tours.

Au douzième tour, Hulkenberg devait renoncer en bout de ligne droite des stands, moteur cassé, au moment où Raïkkönen signait le meilleur tour en course. Deux boucles plus tard, Valtteri Bottas était à nouveau frappé par la guigne et devait renoncer, boîte de vitesses en rade. La Virtual Safety Car était de mise, le temps de dégager la W09 #77 en bout de la remontée vers le virage 3. Les Red Bull et les Ferrari en profitaient pour passer par leur box et chausser des tendres quand Hamilton poursuivait en tête.

Raïkkönen bloquait à deux reprises ses freins, permettant à Ricciardo de passer. La question était de savoir si le Finlandais devrait laisser passer son équipier Allemand dans la perspective de la course au titre. Hamilton stoppait au vingt-sixième tour, repartant quatrième derrière Verstappen, Ricciardo et Raïkkönen, avec Vettel dans son sillage. Sixième Magnussen n’avait pas encore changé de gommes. Il ressortait neuvième après avoir effectué son arrêt.

Sentant le souffle de Hamilton, Raïkkönen se rapprochait de Ricciardo, pour se mettre à l’abri du DRS de la Mercedes et tenter d’inquiéter Ricciardo. Sixième, Grosjean voyait son équipier danois passer la Renault de Sainz pour la huitième place. L’Espagnol, avec un pneu arrière gauche en déliquescence, cédait à Pérez avant de rentrer changer de gommes, un arrêt imprévu qui s’éternisait en raison d’une roue avant droite récalcitrante. Devant Ricciardo souffrait un peu aussi avec le même phénomène d’usure.

Raïkkönen revenait dans le diffuseur de la Red Bull, imité par Vettel dans le sillage de la Mercedes. Bénéficiant de 6 secondes d’avance sur son équipier, Verstappen pouvait ménager ses gommes et contrôlait la course. Iceman prenait la deuxième place au trente-huitième tour, Ricciardo rentrant dans la foulée chausser des super tendres. Hamilton subissait la loi de la seconde Ferrari dans le tour suivant. Clairement, les Ferrari géraient nettement mieux ces gommes tendres. À l’aise avec cette spécification des Pirelli, Magnussen s’attaquait à la Force India d’Ocon pour la septième place.

Hamilton ne renonçait pas et revenait dans le sillage de Vettel, mais le Britannique devait lui aussi composer avec des Pirelli s’usant anormalement vite à l’arrière. Derrière le Top 5, inatteignable, les Haas assuraient les sixième et septième place.

La Mercedes rentrait au stand au cinquante-deuxième tour pour chausser des super tendres et repartir dans le sillage immédiat de Ricciardo, équipé des même gommes, mais usagées. Il passait l’Australien sans coup férir, ce dernier devant abandonner sur problème technique. Hamilton était l’homme le plus rapide en piste, mais accusait 29 secondes de retard sur Vettel, troisième, avec seize tours encore à disputer.

Sans avoir l’air d’y toucher, Raïkkönen se rapprochait petit à petit de Verstappen, revenu à 5 secondes. De son côté, Hartley garait lui aussi sa Toro Rosso en bord de piste. Derrière les Haas et les Force India, la bagarre pour les neuvième et dixième places opposait Gasly, Leclerc et Alonso.

À dix tours de l’arrive, le leader ne comptait plus que 3,8 secondes d’avance sur la Ferrari de Raïkkônen. Mais, de manière surprenante, il suffisait que l’on dise à Kimi qu’il était libre de pousser pour qu’il perde du temps… au bénéfice de Vettel qui allait faire LA bonne affaire avec l’abandon de Hamilton victime d’une perte de puissance. Premier abandon pour le Britannique après 33 arrivées dans les points.

Gasly en délicatesse avec ses pneus ne pouvait empêcher Alonso de se hisser au huitième rang, devant les deux Sauber. Raïkkönen signait le tour le plus rapide à cinq tours de l’arrivée, revenu à 2,8 secondes de Verstappen.

Le pilote Red Bull contrôlait et l’emportait sous les hourras des 18.000 spectateurs néerlandais présents pour un succès à domicile de la formation autrichienne, devant Raïkkönen et Vettel. Magnifique quatrième place de Grosjean devant Magnussen, Ocon et Pérez. Alonso, Ericsson et Leclerc complétaient le Top 10.