Engagée cette année au volant d'une Lamborghini Huracan Super Trofeo en Groupe National, Sarah Bovy n'a pas boudé son plaisir au moment du grand bain de foule de la traditionnelle parade. Souriante et affable, elle nous a confié ses sensations en prélude de sa cinquième participation à la classique ardennaise.

Te voilà lancée dans tes cinquièmes 24 Heures de Spa. Quel est ton feeling pour le moment ?
Positif, plus que positif même. Chaque année le plaisir est plus grand que la fois précédente. La parade lance vraiment cette semaine spéciale et c’est toujours un plaisir d’y participer, de rencontrer les gens, d’en revoir d’année en année et de partager avec eux notre passion commune. La parade est mon moment préféré des 24 Heures parce que ce n’est que du plaisir. Aucun stress, du partage, du soleil, de belles mécaniques et des passionnés, que demander de plus ?

Tu rouleras en Lamborghini Huracan Super Trofeo, à quand remonte ton dernier contact avec ta monture ?
En réalité j’ai pris le volant hier lors du Bronze test. Ce qui n’était pas superflu car je n’avais plus piloté une Super Trofeo depuis trois ans. La voiture a bien changé depuis en ce sens que la BoP nous prive de plus 100 voire 150 ch et on embarque un lest de 70 kilos. Autant dire que les performances en prennent un coup (près de 10 secondes au tour).

Avec la chaleur et le nombre de voitures, appréhendes-tu la course ?
Clairement, nous ne serons pas en vacances. Le lest et le manque de puissance imposent un pilotage plus fin et plus exigeant en concentration et en maitrise musculaire, donc très très physique. Si tu y joutes la chaleur et le trafic, ça promet d’être sportif. Mais on est là pour ça aussi !

Quel sera ton rôle au sein de l’équipage ?
Soyons clairs, je ne suis pas là pour être celle qui fera péter le chrono. Mes équipiers sont rapides, homogènes et ont une plus grande expérience de la voiture. L’objectif pour moi sera d’apporter mes connaissances en mise au point et il y a fort à parier que je doive assumer beaucoup de relais, le plus souvent en double relais. C’est motivant de savori qu’on compte sur moi !

Le retrait de plusieurs Porsche 911 GT3 Cup du Groupe National change-t-il la donne ? Est-ce un plus ?
Franchement, non ! C’est toujours mieux de pouvoir se mesurer à plus d’adversaires, c’est plus valorisant et plus excitant. Et si on doit monter sur le podium par exemple, je préfère que ce ne soit pas par défaut, même si un podium reste un podium. Mais bon, dans l’absolu, ça ne change pas grand chose sur le plan sportif car nous avons un déficit de performance par rapport aux Porsche. On verra ce que ça donnera en course.