Comptant parmi les jeunes Belges qui montent, Sam Dejonghe prendra le départ des septantièmes 24 Heures de Spa au volant d'une Aston Martin "belge" au sein d'un équipage 100 noir-jaune-rouge. De quoi donner le sourire au pilote flamand.

En tant que Belge, participer aux 24 heures de Spa, ça t’inspire quoi ?
Quel sentiment génial ! Depuis que je suis tout petit, je venais toujours assister à la course en spectateur et voilà qu’aujourd’hui je suis au départ dans un team belge avec des équipiers belges et une superbe auto. C’est génial ! C’est un rêve qui devient réalité !

Je roule déjà depuis plusieurs années, mais trouver un volant pour les 24 Heures, c’est pas facile,alors être là dans un tel contexte, c’est fabuleux.

Quelles seront vos ambitions ?
Honnêtement, c’est une équipe qui ne roule pas beaucoup, deux ou trois courses par an tout au plus. Cette année, ils ont juste fait le GT Open ici à Spa et c’est tout. En plus notre voiture est un modèle 2013 sans toutes les dernières évolutions donc c’est compliqué de viser haut. Surtout, le niveau du Pro-Am est très relevé donc on verra bien. On ne sera pas les plus rapides sur un tour mais sur la durée de la course, on ne sait jamais.

Le premier objectif c’est de voir l’arrivée et alors on verra bien où nous serons dans le classement. Mais en tant que compétiteur, tu veux toujours terminer le mieux classé possible. Je rêve de terminer dans le Top 5, mais tu ne sais jamais comment va tourner la course.

Avoir trois autres Aston Martin alignées avec des équipages au top, c’est un objectif personnel d’être tout aussi rapide?
Très franchement, j’espère être à un bon niveau, mais c’est seulement ma deuxième course en GT3 et eux ils ont l’habitude de rouler dans cette voiture, ils ont des évolutions que nous n’avons pas. Sur un tour, ce sera compliqué de me mettre à leur niveau, mais j’espère améliorer mes chronos et pouvoir montrer mon niveau.

Le GT3, ça te plait ?
Vraiment, j’aime beaucoup cette catégorie. Tu as déjà un peu d’aéro, parfois beaucoup sur certaines voitures, c’est quand même puissant et puis tu as un plateau de fou et bien équilibré. Donc c’est fun de piloter et de te battre en course. En plus, il n’y a que des marques prestigieuses et être au volant d’une Aston Martin, c’est quand même quelque chose !

Maintenant c’est sûr que la BoP c’est compliqué pour les organisateurs, les marques, de trouver un juste équilibre. En fonction du circuit, des conditions, tu as toujours certains modèles qui sont mieux que d’autres et c’est important d’être dans la bonne voiture sur le bon circuit. Mais pour les spectateurs, je pense que c’est Top. Je ne sais pas si la catégorie pourra encore durer longtemps, tu as le GT4 qui est un peu comme le GT3 à ses débuts, mais la catégorie est vraiment attractive.

En tant que pilote, quelle est ton ambition à court et moyen terme ?
En ce moment, j’ai un contrat de deux ans – avec option pour un an de plus – avec Mahindra en Formula E et je suis très occupé par ça. Deux fois par semaine, je suis en Angleterre pour tester et travailler pour eux. J’espère pouvoir rouler en compétition bientôt, mais il y a beaucoup de facteurs qui jouent.

L’essentiel c’est que ça m’apporte énormément, je travaille avec des ingénieurs de F1, le niveau est très élevé, la gestion de l’énergie est tellement complexe que ça t’apporte de la finesse pour la mise au point etc. Mais c’est aussi important de rouler régulièrement en course pour garder les sensations du trafic, de te battre pour une place sur la piste. Par exemple, rouler aux 25 Heures Fun Cup avec 130 voitures en piste, des pros au volant et de nuit, c’est une excellente préparation pour les 24 Heures.