Après un départ très sage, le début de course ne relevait pas d'incidents marquants avec une belle diversité aux avant-postes. Cependant les incidents touchaient les concurrents du milieu de peloton en Pro-Am et en Am Cup principalement.

Le départ se déroulait sans heurts mais René Rast – Audi #2 – réagissait un peu plus promptement que Maxime Martin dans l’Aston Martin #62 – un peu trop ? – et abordait le Raidillon en tête. Si l’anglaise tentait de récupérer son bien au freinage des Combes, la teutonne restait devant. On frôlait l’incident quand le leader rattrapait la… voiture de sécurité au terme du premier tour, cette dernière plongeant dans l’entrée des stands au moment où le peloton entrait dans la chicane. Elle était suivie… de l’Audi #1 qui décidait de purger sa pénalité dès l’entame de la course.

Derrière les deux leaders, l’Audi #29 Montaplast, la Ferrari #72 SMP et la BMW #34 Walkenhorst complétaient le Top 5 et menaient la charge. Le Top 10 comprenait encore Barnicoat et la McLaren #58 Garage 59, Vervisch sur l’Audi tenante du titre #25 Saintéloc, Bortolotti avec la Lamborghini #63 GRT, Sims et la BMW #99 ROWE et Soulet avec la Bentley #8 M-Sport. La première Porsche étant la #117 de Bamber pour le Team KÜS Team 75 Bernhard pointait au quinzième rang.

La Mercedes #5 rentrait au stand après quelques boucles et était rentrée dans son stand, il en allait de même pour la BMW #36 Walkenhorst Motorsport, la voiture ayant clairement subi un contact à l’avant droit. La Ferrari #51, alors en tête du Pro-Am subissait une crevaison après 33 minutes de course. La Bentley #31 Team Parker s’arrêtait également pour un début d’incendie à l’avant gauche de la Continental GT3 qui était rentrée dans son box.

La Mercedes #84 écopait d’une pénalité de 10 secondes pour une infraction dans le tour de formation tandis que la Lamborghini #63, alors huitième, était le premier leader à s’arrêter après 45 minutes pour un premier ravitaillement. Rast, le leader, faisait de même une boucle plus tard. Nombreux étaient ceux à leur emboiter le pas. L’Aston Martin ressortait devant l’Audi et prenait la tête virtuelle, Müller ayant succédé à Rast dans la #2 quand Martin avait cédé le volant à Kirchhofer. Interrogé au sortir de sa V12 Vantage, le Belge s’étonnait que Rast n’ait pas écopé d’une pénalité pour avoir volé le départ.

Après la première salve de ravitaillements, on retrouvait le duel du départ mais dans l’ordre inverse avec l’Aston Martin qui devait se défendre sous la pression de l’Audi. Le bon coup était à l’actif du Grasser Racing Team qui – avec sa stratégie décalée – plaçait la #63 au troisième rang en utilisant son arrêt joker du premier quart de l’épreuve, alors que la #82 pointait en sixième position. Bortolotti venait même se mêler au duel en tête, ce qui faisait le jeu de l’Aston Martin. Derrière, Maxime Soulet affolait le chrono et poursuivait la remontée de la Bentley #8 déjà sixième et aux trousses de la Ferrari #72 SMP Racing.

L’Audi Montaplast ravitaillait une deuxième fois après 1h49 de course juste avant qu’un Full Course Yellow ne soit décrété suite au crash de la Mercedes AKKA-ASP #89 au virage 4. On en profitait chez R-Motorsport pour effectuer le deuxième arrêt également, au même titre que l’Audi #2 et la Lamborghini #63 qui repartaient dans le même ordre. Les vingt premiers stoppaient à cette occasion à l’exception notable de la Bentley #8 de Soulet qui restait en piste. La Mercedes était rapidement évacuée alors que la Bentley #31 était à nouveau rentrée dans son box. La #8 rentrait au stand un tour après ses adversaires toujours sous régime FCY, mais elle perdait beaucoup de temps sur le trio de tête. Une erreur stratégique qui ne portait pas trop à conséquence puisque la voiture de sécurité permettait à tout le monde de se retrouver l’un derrière l’autre.