Le vainqueur des 24 heures de Spa 2015 avec la BMW Z4 du Marc VDS nous a confié ses sentiments avant les qualifications.

Quel est ton sentiment avant d’entamer le week-end?

Difficile et très chaud. Je n’ai pas roulé ce matin donc je n’ai pas encore d’idée précise, mais le sentiment actuel n’est pas très positif. Nous avons terminé la première séance 59ème avec des vieux pneus donc avec des neufs nous allons encore trouver beaucoup de temps, mais je ne sais pas si ce sera suffisant.
Nous avons encore reçu 15kg de lest. Nous en avions déjà 10 de plus au Paul Ricard, je pense que ce poids supplémentaire n’était pas nécessaire.

La piste de Spa-Francorchamps fait-elle une grosse différence par rapport aux 3 premières du championnat, dont deux ont été resurfacées?

Oui, quand il fait chaud c’est très dur pour les pneumatiques, surtout avec la voiture qui est très lourde.
Par contre, le profil du tracé convient bien à la Lexus, qui est forte dans les virages rapides.

Y a-t-il des solutions? Ou cela s’annonce déjà mal pour le week-end…?

Nous y travaillons… Nous allons essayé plusieurs choses, et nous verrons avec les nouveaux pneus exactement où nous en sommes et quel écart il y a avec la tête.

L’objectif, c’est seulement la course? Ou vous allez aussi penser au championnat?

Nous allons penser au championnat, car l’équipe est bien placée. Les points attribués après 6 et 12 heures seront importants.
Nous n’avons pas encore parler de la stratégie à mettre en place à ce niveau car il est encore tôt, mais c’est une des raisons pour laquelle la Jaguar est engagée ici (Emil Frey Jaguar Racing est en lice pour le titre en Silver Cup avec la Jaguar ndlr.).

C’est la première fois que la Lexus va rouler par une chaleur aussi forte, donc comment cela va être dans la voiture?

Nous n’avons pas la climatisation dans la voiture donc il va faire très chaud pour les pilotes. En plus, comme nous sommes très lourds, il faut diriger beaucoup de flux d’air vers les freins, donc avec celui pour le moteur il ne reste pas grand chose pour le pilote. Cela sera un désavantage pour la course.

Maintenant qu’Emil Frey a un programme avec un constructeur, est-ce que tu sens l’implication de Lexus?

Cela reste une équipe privée et pas un programme usine. Mais il y a des ingénieurs de Lexus qui sont là pour nous aider au point de vue technique. J’aime bien ce mélange, ce n’est pas un programme usine mais nous avons quand même un gros soutien.

Est-ce qu’ils savent vous orienter sur quoi essayer, ou c’est à Emil Frey de trouver?

Comme nous sommes les premiers à rouler avec ces pneus Pirelli, c’est nous qui testons des choses pour améliorer la voiture. Nous faisons une liste des choses que nous aimerions à Lexus. Ce qu’ils ont appris l’an dernier avec les Michelin en VLN nous aide un peu, mais je dirais que nous devons découvrir 75% par nous-même. D’autant plus que peu de Lexus GT3 roulent dans le monde.
Nous avons déjà fait beaucoup de progrès depuis Monza.

Sachant que la piste évolue tout le temps, que la piste sera totalement différente dimanche avec toute la gomme qui se sera déposé, comment s’organise-t-on pour se préparer pour ces conditions-là? 

La différence n’est pas si grande. L’effet majeur sera un gain de grip, mais nous savons comment nous adapter à ça, donc ce n’est pas un problème.