Directeur sportif du W Racing Team depuis quelques années, Pierre Dieudonné s'est confié sur sa vision de la stratégie de l'équipe belge. Le vainqueur des 24 heures Spa-Francorchamps 1974 et 1981 sait que vainqueur sera celui qui aura commis le moins d'erreurs.

Ayant vos 3 voitures dans le top 20, quelle va être la stratégie? Attaque totale pour être en tête, ou jouer placé au début pour éviter les embûches?

Nous sommes heureux d’être bien placés sur la grille, mais ça ne modifie pas fondamentalement la stratégie. La course est très longue mais nous ne pouvons pas nous permettre de faire une course d’attente et perdre du temps sur la tête, donc ce sera de l’attaque « raisonnable » du début à la fin.

La priorité est d’éviter les incidents. Une course de 24 heures on la perd plus qu’on ne la gagne: il est inévitable de commettre des erreurs, de pilote, de mécanicien, de stratégie,… et nous ne pouvons éviter tous les incidents de course. Donc celui qui gagne est celui qui a commis le moins d’erreur.

Traditionnellement, les 24 heures de Spa-Francorchamps débutent avec 2 heures de folie, donc la consigne est de rester au contact et dans le rythme, mais ne pas prendre tous les risques.

Il n’y a de consignes différentes entre les 3 voitures?

Avec la pénalité que l’Audi #1 a reçue (suite à une non-conformité technique ndlr.), à savoir partir en 19ème position et devoir observer un Stop&Go de 3 minutes, la stratégie pour celle-ci va être d’essayer d’utiliser les éventuelles Safety Car pour la ramener dans le tour du leader, puis de la tête de la course.

Pour les autres, ce sera justement qu’en cas de Safety Car, éviter de se retrouver à un tour des leaders. Car une fois qu’une voiture se retrouve à plus d’un tour, cela devient compliqué.

Du point de vue des conditions météo, savez-vous déjà ce qui est prévu?

Apparemment nous devrions en avoir en début d’après-midi et plus au moment du départ. Cependant, nous sommes à Spa et nous savons que les prévisions sont très difficiles à faire. Nous suivons la météo, mais c’est sur du très court terme en général. Il faut donc être prêt à toute éventualité, à prendre les bonnes décisions au bon moment. On prévoit les différents cas de figure, mais nous ne pouvons pas établir précisément le plan de marche pour 24 heures…

Vous avez eu Laurens Vanthoor qui a brillé chez WRT, et maintenant le petit frère Dries suit la même trajectoire. Quelles sont les différences ou similitudes entre les deux?

Ils ont un parcours assez semblable. Nous sommes très heureux de les avoir eu chez WRT, et surtout d’avoir participé à la phase de « cocooning »: lorsque Laurens est arrivé chez nous, il était très jeune, avait peu d’expérience, et il a appris énormément au contact de l’expérimenté Stéphane Ortelli pour devenir le champion que nous connaissons. Nous sommes en train de vivre un peu la même chose avec Dries, la différence est qu’il est encore plus jeune. Nous espérons continuer à aider au bon développement de sa carrière.

Tant au point de vue caractère qu’au point de vue talent, nous sentons qu’ils sont frères avec les similitudes entre eux.

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