Nous n’attendions plus qu’elle ! Après le renouvellement de la Mercedes Classe E et plus récemment de la BMW Série 5, l’Audi A6 avait bien besoin d’un coup de neuf, pour sa remettre dans la course, face à une concurrence toujours plus pointue.

Sept années après le lancement de l’A6 C7, Audi a décidé de renouveler son modèle de milieu de gamme, qui a su se créer, au fil des années, une réputation de haut vol.

Concrètement, cette nouvelle A6 reprend les codes stylistiques de la dernière A8 (lire notre essai ici), tout en profitant d’un look plus dynamique, surtout en optant pour le pack sport, visible sur notre modèle d’essai. La recette est maintenant connue : calandre singleframe, feux LED à technologie Matrix, nouveau système multimédia et confort revu à la hausse.

Reposant sur la plateforme MLB Evo, également partagée avec les A4, A5, Q5, Q7 et A7, l’Audi A6, cinquième du nom, se dote d’un châssis alliant acier et aluminium, à contrario de l’A8, qui utilise exclusivement l’alu. Grâce à cela, tout en s’étirant, elle parvient à garder un poids maîtrisé, de 1,9 tonne. D’origine, la berline est équipée d’une suspension passive. Toutefois, il est possible d’opter pour une suspension en acier pilotée ou pour une suspension pneumatique, capable de s’abaisser de deux ou trois centimètres en fonction de la vitesse.

Parmi les nouvelles options, nous retrouvons les roues arrière directrices, vendues 2.299 €. Couplées à une démultiplication de la direction très efficace, l’angle de braquage est ainsi revu à la baisse. Cette option permet également d’assurer une tenue de route optimale dans la plupart des circonstances. Concrètement, les roues arrière directrices peuvent opérer de deux façons : En dessous de 60 km/h, les roues braquent dans le sens de la marche, avec une limite de 2°, dans le but de faciliter la conduite en ville et réduire le rayon de braquage. Au delà de cette vitesse, les roues braquent dans le sens opposé de la direction, jusqu’à 5°, afin d’accroître la tenue de route.

Si nous notons quelques changements appréciés à l’extérieur, le dépaysement face à l’ancienne version se fera à bord, où tout a changé. La nouvelle A6 reprend la planche de bord de sa grande soeur, la A8. Au centre de celle-ci, deux écrans tactiles à retour haptique. Celui situé en bas permet de gérer toute la section confortable de la voiture; sièges chauffants, climatisation, …Celui du dessus assure le rôle de centre multimédia, avec le GPS, la radio, …

Toujours en option, il est possible d’équiper la berline du désormais traditionnel Virtual Cockpit. Nous regrettons toutefois son absence au sein de la dotation de série. Il faudra en effet s’acquitter du Pack Business, vendu 4.700 €, pour en profiter.

Sans faire exception à la règle, l’intérieur de cette nouvelle A6 respire la qualité. Les sièges, réglables dans une multitude de positions, offrent un excellent confort et un bon maintien latéral. La personnalisation à bord est aussi au rendez-vous. Des leds, situés un peu partout dans l’habitacle, peuvent être personnalisés au niveau de la couleur.

Du côté du système multimédia, le retour haptique lui permet de se distinguer des concurrents. Bien entendu, il est possible d’opter pour les surcouches Android Auto et Apple CarPlay. La cartographie est proposée par Google Maps, mais les infos trafic sont directement récupérées du service Here, très réputé pour la fiabilité de ses informations. Grâce à une connexion internet présente à bord, il est dès lors très simple d’effectuer des recherches par points d’intérêt.

Une connexion avec le smartphone est aussi possible, afin de piloter certaines fonctions de la voiture à distance.

Question habitabilité, l’A6 se calque , à peu de choses près sur ses deux rivales, les BMW Série 5 et Mercedes Classe E. Le coffre offre une contenance de 530 litres, à l’instar de celui de la Série 5. A ce niveau, la meilleure élève reste la Classe E, avec 540 litres. A l’avant, le conducteur et son passager profitent de plus de place que ce qu’il n’en faut, avec, en bonus, une multitude de rangements placés stratégiquement. A l’arrière, la berline accueillera aisément deux personnes du mètre quatre vingt, le tout avec suffisamment de place au niveau des genoux et de la tête.

Derrière son volant, l’A6 excelle dans son rôle de berline routière. Animée dans notre cas par le nouveau V6 3.0l TDI de 231 chevaux du groupe VW, couplé à une boîte automatique à huit rapports, elle permet d’avaler les kilomètres sans s’en rendre compte. Grâce à la nouvelle technologie Mild Hybrid, qui équipe tous les moteurs du modèle, elle est capable d’afficher des consommations inférieures à six litres pour cent kilomètres. Les gros rouleurs, pourront moyennant une centaine d’euros, bénéficier d’un réservoir de 73 litres, contre 63 d’origine. En conduite plus soutenue, avec les roues arrière directrices et la transmission intégrale, le châssis de la berline se montre plutôt efficace, malgré un léger manque de réactivité de la boîte, même en mode sport. La direction, peut-être trop “légère”, a toutefois tendance à ne la rendre réellement agréable que dans le cadre d’une conduite coulée.

Comme indiqué plus haut, tous les moteurs de la nouvelle Audi A6 disposent de la nouvelle technologie Mild Hybrid : un alterno-démarreur est entraîné par une courroie qui alimente directement une batterie lithium-ion. Elle peut ainsi avancer grâce à la force d’inertie entre 55 et 160 km/h. La fonction Start-Stop est active jusqu’à 22 km/h. Elle redémarre le moteur de manière prédictive quand il est à l’arrêt. Lorsque la voiture freine, l’alterno-démarreur, entraîné par courroie, récupère jusqu’à 12 kW d’énergie. En conditions réelles, la technologie MHEV réduit la consommation de carburant de jusqu’à 0,7 litre par 100 km.

Concernant l’offre de motorisations, elle s’articule sur une sélection de blocs V6 TDI et de quatre cylindres. Celle qui sera la plus vendue par chez nous est la version 40 TDI, animée par un quatre en ligne 2.0l de 204 chevaux. Viennent ensuite les 45 TDI et 50 TDI, développant respectivement 231 et 286 chevaux. Dans les mois à venir, Audi dévoilera également les variantes sportives, S et RS du modèle.

L’Audi A6 de nouvelle génération débute à partir de 51.650 €. Pour notre version 45 TDI, proposée de base à 59.450 €, il faudra lui ajouter environ 30.000 € d’options. Parmi celles-ci, nous retrouvons le pack S Line intérieur/extérieur, les jantes 20 pouces, la peinture “effet perlé” ou encore le pack Business Plus.

Et si…

Cette nouvelle A6 ne se montre pas comme étant la plus sportive des berlines dans sa version grand public, tant sur le plan esthétique que sur celui de la conduite, elle s’octroie cependant la première place sur notre podium en terme de confort et de technologie embarquée.

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