La légendaire SL s’offre un face-lift et revoit à cette occasion son équipement à la hausse. Pour l’occasion, nous avons pris le volant de la SL400 qui vient se placer en entrée de gamme, sous les SL500 ou encore plus exclusives versions AMG.

Notre site ne tire des profits que de la publicité, en échange d'un contenu de qualité et entièrement gratuit. Aidez-nous à évoluer en désactivant votre bloqueur de publicités pour notre site.

Esthétiquement, certains auront reprochés à cette nouvelle SL apparue en 2014, un physique plutôt disgracieux. Nous avouons en faire partie mais force est de constater que Mercedes a pris soin de corriger le tir. Nouvelle calandre, nouveaux phares avant et nouveau capot pour ce qui est de la face avant. L’arrière quand à lui évolue plus en douceur. Dans sa robe grise Sélénite matte il faut admettre qu’elle en impose et qu’elle attire, tel un aimant, le regard des badauds.

Confort Royal

A l’intérieur, ce beau cabriolet saura comment choyer ses occupants. Sièges enveloppants, sellerie d’excellente facture, chauffage de nuque ou encore système audio de haut niveau, tout est pensé pour rendre votre voyage plus agréable. Car il est effectivement question de voyage. La SL vous transporte et vous isole de tout ce qui vous entoure. Les irrégularités de la route sont absorbées comme par magie et ne viendront en rien perturber votre trajet. Seul élément pouvant encore vous couper de l’isolement, le toit escamotable. Celui-ci peut être actionné en roulant jusq’à 50km/h et vous fera profiter, une fois replié, des vocalises du moteur. Dans la liste des équipements, nous retrouvons désormais de série quelques aides à la conduite comme par exemple de système de freinage automatique. Nous regrettons par contre l’absence d’un système d’info-divertissement plus actuel.

© Nathan Paternotte

Cœur de Prince

Sous le capot, nous avons opté pour la version d’entrée de gamme. Entendez par là, d’un V6 3.0 litres de 367ch gavé de deux turbos. Si il ne présente pas la noblesse du V8 de la SL500, il offre tout de même des performances plus que suffisantes à cette belle GT. Avec un 0 à 100 km/h avalé en 4,9 secondes, l’entrée de gamme cache en réalité bien son jeu avec en plus une consommation raisonnable. Comptez une moyenne de 10 litres/100km.
Sachez pour la petite histoire que c’est ce même bloc qui équipe les versions 43 AMG que nous retrouvons dans d’autres modèles de la gamme. Sur la route, la SL400 est un délice. Moteur mélodieux et toujours plein avec ses 500Nm de couple, celui-ci est accouplé à la gracieuse boite 9G-Tronic. Tout cela est bien beau mais quid de la sportivité ?

Etonnamment, la SL cache bien son poids et son encombrement en évitant de vous le faire payer au volant. Elle se révèle plus réactive à conduire qu’il n’y paraît sans pour autant pouvoir inquiéter une 911. Enfin, sachez que l’Active Body Control n’est pas disponible sur la SL400. Il est uniquement possible d’en profiter à partir de la SL500. Plus GT que sportive donc mais qui saura vous apporter du plaisir dans les petites routes sinueuses et du confort sur l’autobahn.

© Nathan Paternotte

L’autre bonne surprise vient du moteur dont la vocalise est un régal. A certains régimes, il faut même avouer qu’elle nous fait penser à son ancêtre la 280SL Pagode dont nous avons déjà eu le plaisir de prendre le volant.

Et si…

…. Cette SL400 était le choix le plus judicieux ? Performances, confort et se permettant même d’offrir du plaisir au volant. Pour près de 20.000€ moins chère que la SL500, cette dernière aura bien du mal à défendre sa légitimité.