Les deux dernières heures étaient animées par les neutralisations et rebondissements au classement général tandis que le GTLM offrait un final épique. Au final, c'était logiquement une Nissan qui l'emportait tandis que BMW offrait une victoire à la M6 GTLM pour ses adieux. Nouvelle victoire pour Audi en GTD.

Prototype
La relance après le FCY des 8 heures de course voyait la Cadillac #5 prendre la tête aux dépens des Nissan, la #2 étant même passée par l’Oreca #6 de Penske tandis que la #22 conservait la deuxième place de justesse. Mais tout était remis en question deux boucles plus tard avec le crash spectaculaire de la Lexus #14 en GTD.

Avec 6 concurrents encore dans le même tour dont 5 en moins de 5 secondes, rien n’était encore joué et les débats restaient plus que jamais ouverts à 1h35 de l’arrivée. La relance voyait le quatuor de tête se tenir en 1 seconde et Derani trouvait l’ouverture pour récupérer la tête de la course devant la Cadillac de Barbosa et l’Oreca de Montoya.

Derani creusait l’écart en tête tandis que la bataille derrière lui tenait les spectateurs en haleine. Montoya tentait un dépassement par l’extérieur sur Barbosa, mais la Cadillac ne se laissait pas faire, les deux voitures se touchant et l’Oreca touchait ensuite la Lexus #15, souffrant un peu plus loin d’une jante cassée l’obligeant à passer par son stand. La #6 risquait une pénalité pour cette manoeuvre.

On retrouvait donc un duel Nissan Extreme Speed Motorsport vs Cadillac Action Express Racing avec deux voitures de chaque côté et la #22 devant la #5, la #2 et la #31. Un peu en retrait en début d’épreuve, Action Express Racing mettait désormais la gomme face au Nissan aux couleurs de Tequila Patron… sponsor de la Tequila Patron North America Endurance Cup, remportée pour la quatrième année d’affilée par Action Express Racing.

À 45 minutes de l’arrivée, Derani (Nissan #22) possédait 15 secondes sur les duellistes Albuquerque (Cadillac #5) et Hartley (Nissan #2) qui se tenaient en 1 seconde tandis que Cameron (Cadillac #31) concédait une bonne demi minute au leader. Plus véloce, Hartley passait Albuquerque au virage 7 à 39 minutes de l’arrivée. Une neutralisation intervenait juste après, faisant clairement le jeu de Penske qui venait de ravitailler alors que tous les quatre premiers devaient encore observer leur dernier arrêt, ce qui permettait à la #6 de revenir dans le tour des leaders.  Les quatre repartaient dans l’ordre Nissan #22-Cadillac #5-Nissan #2-Cadillac #31, toujours aux quatre premières places.

Au restart, Derani gérait parfaitement tandis que Hartley se retrouvait sous la pression de Cameron pour la troisième place. Avec à peine 24 minutes encore au compteur, les consignes étaient simples chez ESM comme chez Action Express Racing : Full throttle !

Las, la #5 écopait d’un stop & go de 60 secondes l’écartant définitivement de la course à la victoire tandis que le leader envoyait la Ford #67 dans le mur. La #22 de tête était pénalisée pour sa manoeuvre et perdait elle aussi ses chances de l’emporter, mais l’équipe décidait de rester en piste, arguant que c’était Briscoe qui n’avait pas vu Derani arriver et lui avait coupé la route, ce dernier creusant l’écart en tête du classement général. Mais la #22 finissait par observer sa pénalité et ressortait au cinquième rang. Déchaïné, Derani était l’homme le plus rapide en piste.

La #5 observait sa pénalité et offrait la victoire à la Nissan #2 qui précédait la Cadillac #31 de Cameron et l’Oreca #6 de Montoya, Derani revenant sur le Colombien. Albuquerque écopait d’un drive trough pour ne pas avoir observé sa pénalité assez vite.

Hartley offrait une victoire amplement méritée à Tequila Patron Extreme Speed Motorsport , même si ce n’était pas la Nissan à laquelle on s’attendait. Van Overbeek-Dalziel-Hartley l’emportaient donc devant la Cadillac #31 de Cameron-Curran-Conway et l’Oreca #6 Penske de Montoya-Castroneves-Pagenaud.

ClassementVoitureTeam
12Nissan DPiTequila Patron ESM
231Cadillac DPi-V.RAction Express Racing
36Oreca 07-GibsonTeam Penske

 

Prototype Challenge
La course se résumant à une balade pour les deux Oreca FLM09 de BAR1 Motorsports, l’objectif était avant tout de rester à l’écart des problèmes pour terminer la course et s’offrir un doublé inespéré au vu de la supériorité de Performance Tech, malheureusement victime d’un accrochage. Avec la #38, French terminait mal la course en se retrouvant dans la bac à graviers à 39 minutes de l’arrivée, entérinant définitivement une saison malgré tout récompensée par un titre.

© BAR1 Motorsports
ClassementVoitureTeam
1526Oreca FLM09BAR1 Motorsports
2320Oreca FLM09BAR1 Motorsports
2538Oreca FLM09Performance Tech Motorsport.

 

GTLM
Le restart voyait la BMW reprendre sa marche en avant… pour deux tours, un nouveau FCY réduisant son avantage stratégique à néant ou presque. La M6 #25 menait alors devant la Ford #67, la Corvette #3 et la Ferrari #62.

Bénéficiant tout de même de près de 5 secondes d’avance sur ses poursuivants, la munichoise profitait de la bagarre entre ces derniers pour tenter de creuser à nouveau l’écart. Sims parvenait à maintenir l’écart, baissant légèrement le rythme pour assurer un unique arrêt à observer. La voiture soeur abandonnait à un peu plus d’une heure de l’arrivée après une course minée par les ennuis techniques.

Les trois leaders stoppaient une dernière fois à 51 minutes du terme et repartaient dans le même ordre, la #25 devant la #3 et la #67. Un tour après, la Ferrari #62 s’arrêtait également. Les cinq premiers – pour autant de marques – se tenaient en 15 secondes pour le rush final de 45 minutes. Garcia (Corvette #3) poussait pour prendre l’avantage sur Sims (BMW #25) alors que Briscoe (Ford #67) pointait à moins de 2 secondes, Vilander suivant 7 secondes plus loin avec la Ferrari Risi Competizione.

Comme un fait exprès, un FCY regroupait tout le monde à moins de 40 minutes du drapeau à damier; pour le plus grand bonheur de Vilander. La relance était fatale à la Ford #67, envoyée dans le mur par le leader de la course, la GT rentrant à son stand avec l’arrière complètement détruit. Sims menait avec une demi seconde d’avance sur la Corvette de Garcia tandis que Vilander pointait à 9 secondes. La BMW parvenait à reprendre un peu d’air sans pour autant se mettre hors de portée de la C7.R de pointe.

Et le drapeau à damier saluait une victoire sur le fil, à nouveau, de la BMW M6 GTLM pour la dernière course de la GT allemande. Un superbe cadeau pour Bill Auberlen qui décrochait sa 151e victoire avec BMW pour son 400e départ avec le constructeur bavarois.

© BMW Motorsport
ClassementVoitureTeam
725BMW M6 GTLMBMW Team RLL
83Chevrolet Corvette C7.RCorvette Racing
962Ferrari 488 GTERisi Competizione

 

GTD
Alors que les voitures étaient reparties suite au FCY intervenu après huit heures de course, Robert Alon sortait très violemment dans le dernier virage, tirant tout droit avec la Lexus #14 pour heurter le mur de pneus, toute la partie avant de la GT3 japonaise étant détruit. Le pilote sortait seul de sa monture meurtrie, choqué.

En tête, l’Audi #29 menait toujours, devant la Porsche #28 et la Lexus #15, le Top 5 étant alors complété par la Porsche #73 et la Mercedes #33. Avec l’abandon de la #14, la Ferrari Scuderia Corsa gagnait une place, qui pouvait encore espérer remonter au huitième ou neuvième rang de la catégorie en raison des abandons d’autres concurrents qui comptaient cependant encore quelques tours de plus qu’elle. Le suspense restait donc entier quant à l’attribution du titre Pilotes entre Bleekemolen avec la Mercedes #33 et Nielsen-Balzan avec la Ferrari.

La scoumoune se poursuivait pour 3GT Racing puisque la Lexus #15 écopait d’une pénalité pour action inadéquate en piste durant la neutralisation, alors qu’elle occupait la troisième place. Comme si ça ne suffisait pas, elle était heurtée par Montoya, ce qui brisait la suspension avant droite de la RC F GT3 qui devait renoncer.

À l’entame de la dernière heure de course, 6 GT3 teutonnes occupaient les 6 premières places avec l’Audi #29 Montaplast by Land-Motorsport, la Porsche #28 Alegra Motorsport, la Porsche #73 Park Place Motorsport, la Mercedes #33 Riley Motorsport Team AMG, L’Audi #23 Alex Jobs racing et la Porsche #54 CORE Autosport. Les deux premiers semblaient partis pour jouer la même pièce que lors de la première course de l’année, les 24 Heures de Daytona.

Revenue en neuvième position, la Ferrari de Scuderia Corsa gardait le cap avec l’espoir de renouveler son titre en GTD.

Avec moins de 10 minutes à courir, l’Audi Montaplast était confortablement en tête avec plus de 10 secondes d’avance sur la Porsche #28 Alegra qui voyait Bergmeister revenir avec la 911 GT3 R #73 Park Place. Bleekemolen n’avait plus qu’à assurer sa quatrième place avec la Mercedes #33, ne pouvant espérer mieux et voyant le titre lui filer sous le nez au bénéfice de la paire Christina Nielsen-Alessandro Balzan qui remportait un deuxième sacre consécutif.

C’était un troisième succès dans une course d’endurance ce weekend pour Land Motorsport et Audi.

© Montaplast by Land Motorsport
ClassementVoitureTeam
1729Audi R8 LMSMontaplast by Land-Motorsport
1828Porsche 911 GT3 RAlegra Motorsport
1973Porsche 911 GT3 RPark Place Motorsport

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