Intransigeant en essais libres et en qualifications, Daniel Ricciardo ne baissait pas la garde en course et se dirigeait vers une victoire indiscutable jusqu'à un problème de puissance qui relançait la course. Mais l'Australien restait maître du jeu et s'offrait un premier succès dans la Principauté de Monaco.

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Les pilotes du Top 10 s’élançaient avec les gommes hyper tendres, dans l’inconnu avec un réservoir plein et une monoplace lourde. Aucun incident ne marquait le départ et le premier tour, le classement ne changeant guère pour les cinq premiers. Seul Hartley se plaignait d’un contact, mais sans pour autant devoir renoncer. Vandoorne, légèrement gêné, perdait une place pour pointer au treizième rang.

Max Verstappen débutait bien son grand prix en gagnant trois places dans les premières boucles, mais sans pouvoir remonter plus facilement, bloqué derrière Strol qui usait de toute la puissance de son moteur Mercedes pour conserver l’avantage pendant quelques tours, son équipier Sirotkin écopant d’un stop & go de 10 secondes après que ses mécanos n’aient pas fixé ses roues suffisamment tôt sur la grille de départ.

Aux avant-postes, l’écart était relativement stable entre Ricciardo et Vettel tandis que Hamilton devait se méfier de Raïkkönen, Bottas étant plus nettement derrière, mais bien devant Ocon qui faisait le bouchon avec Alonso à ses trousses. Stroll subissait une crevaison à l’avant gauche et devait rentrer au ralenti, repartant en super tendres quand le Top 10 et Hartley ainsi que Sirotkin étaient en Hyper tendres, le reste chaussant des ultra tendres. Hamilton souffrait avec ses pneus, perdant du temps sur Vettel, il rentrait au douzième tour et chaussait des ultra tendres pour repartir sixième avec une piste libre.

Vettel l’imitait au seizième tour et repartait devant le Britannique tandis que Ricciardo faisait de même un tour plus tard, conservant le leadership. Seul homme des trois Top Teams à choisir une option différente, Bottas tentait le coup avec des super tendres, mais ressortait derrière Ocon et Alonso qui ne s’étaient pas encore arrêtés.

© Manuel Goria/Sutton Images

Vandoorne chaussait les super tendres et sortait en dix-septième position avec pour objectif de ne plus repasser par son stand alors que Perez perdait plusieurs secondes lors de son arrêt. Devant, Vettel ne se laissait pas distancer par Ricciardo tandis que Raïkkönen restait à proximité de Hamilton, légèrement en deçà avec ses gommes. Iceman se rapprochait même à portée de DRS du pilote Mercedes.

Alors dixième, Verstappen se plaignait de problèmes pour rétrograder au vingt-huitième tour. Sixième, Gasly était encore avec ses gommes hyper tendres du départ. Mais l’inquiétude montait d’un cran dans le clan Red Bull avec Ricciardo qui passait le message d’un problème de puissance et voyait Vettel fondre sur lui, au même titre que Bottas sur Raïkkönen, derrière Hamilton, le Finlandais étoilé utilisant des gommes différentes.

En tête, l’Australien reprenait un peu d’air sans pour autant distancer son rival teuton. Gasly, changeait enfin de gommes au trente-huitième tour et repartait en super tendres, s’assurant de terminer avec un seul arrêt, et ressortant dixième. Bottas était dans le diffuseur de Raïkkönen mais ne parvenait pas à trouver l’ouverture et devait réduire un peu la pression pour laisser sa monoplace respirer. En tête, Ricciardo freinait Vettel et permettait à Hamilton de revenir lentement sur eux, malgré des gommes très abîmées.

En lutte pour la neuvième place, Gasly était revenu dans les échappements de Verstappen avec des gommes bien plus fraîches. Le Néerlandais chaussait enfin de hyper tendres au quarante-huitième tour mais repartait en onzième position. Gasly en profitait pour remonter sur Alonso et titiller la McLaren en mal de puissance. L’Espagnol devait ranger sa monoplace dans l’échappatoire à Sainte Dévote, boite en rade. Sur sa lancée le Français remontait sur son compatriote Ocon pour la sixième place sans faire la jonction, voyant même Hulkenberg et Verstappen revenir sur lui.

© Manuel Goria/Sutton Images

À vingt tours du terme, Vettel remettait la pression sur Ricciardo tandis que Hamilton lâchait prise, ses gommes étant détruites. L’Allemand relâchait ensuite pour permettre à son moteur et ses freins de refroidir tandis que le Britannique demandait à rentrer pour changer de pneus alors que son équipe lui indiquait le contraire.

Bien que potentiellement plus rapide, la Ferrari ne pouvait porter une attaque sur la Red Bull de tête et devait se contenter de la deuxième marche du podium devant Hamilton. Au pied du podium, Raïkkönen gérait sa course tandis que Bottas devait résister aux assauts de Ocon.

À six tours de l’arrivée, Leclerc manquait son freinage à la sortie du tunnel, perdant les freins et heurtait l’arrière de la Toro Rosso qui rentrait à son stand, aileron arrière détruit. La virtual safety car était décrétée, le temps pour les très efficaces commissaires monégasques de nettoyer la piste. Vandoorne tentait un coup en changeant de gommes, mais la neutralisation se terminait au moment de sa sortie des stands, entre les deux leaders. Chance pour Ricciardo, Vettel perdait beaucoup de temps, se retrouvant à plus de quatre secondes.

Le résultat final ne changeait donc pas pour le Top 5 et saluait une victoire méritoire de Daniel Ricciardo qui aura surclassé ses concurrents tout au long de ce weekend de course et réalisé son rêve de l’emporter sur le célèbre rocher !